jeudi 23 avril 2015

Votez pour les Trophées de l'Accessibilité 2015

La phase finale de la 5ème édition des Trophées de l'Accessibilité est actuellement en cours et vous avez encore jusqu’au 30 avril pour voter et décider des projets lauréats pour cette année 2015 !


Le principe des Trophées de l’Accessibilité 2015


Créés en 2010 à l’initiative de l’Association « Accès pour tous » avec l’aide de partenaires engagés, les Trophées de l’Accessibilité récompensent les réalisations qui apportent une véritable réponse à ce problème de société qui est l’Accessibilité : ceux qui trouvent des solutions et apportent davantage d’autonomie à tous.

Cette démarche a pour objectif de motiver et mobiliser les acteurs qui ont le pouvoir de faire avancer l’accessibilité en France en portant à leur connaissances les projets les plus ambitieux et les plus encourageant pour un espace public entièrement accessible.

Comment voter ?


Aujourd’hui, plusieurs projets-candidats sont en compétition dans 5 catégories distinctes. Votez pour le dossier que vous estimez être le meilleur dans chacune de ces catégories :

Tourisme & Handicap
Tourisme & Handicap – Petites structures touristiques
Accessibilité Cadre de vie
Accessibilité Diversité et Vivre-ensemble
Conseil d'enfants et de jeunes

Vous avez encore jusqu’au 30 avril pour voter et encourager l’Accessibilité sur :

lundi 20 avril 2015

Urban Scope : Voir la ville sous un nouveau jour !

Les architectes João Pestana and Luis Caldeira (Projecto Cosimo) ont mis au point un élément de mobilier urbain innovant qui invite les citoyens à redécouvrir leur ville avec un nouveau regard : l’Urban Scope.

Souligner la beauté de l’espace public


Dans un espace vaste et fortement aménagé, notre perspective de vue influence notre appréciation de l’environnement et peut nous faire rater certaines scènes : la beauté d’un monument, le charme d’un jardin, l’harmonie des lignes d’un bâtiment.

L’Urban Scope agit comme un repère, invitant le citoyen à regarder par sa lunette pour découvrir un lieu sous son meilleur jour, tel une carte postale. Véritable outil touristique, il fournit des informations sur le site/oeuvre observé grâce à un texte imprimé sur son pied.

L'Urban Scope par Projecto Cosimo
L'Urban Scope par Projecto Cosimo
Pour en savoir plus, nous vous recommandons cet article (en anglais) de DesignBoom.

vendredi 6 mars 2015

Revêtement de sol dépolluant : l’avenir de la ville ?

Breinco, le partenaire d’Openspace, est à l’origine de la technologie Air Clean. S’intégrant directement dans le béton, elle permet d’obtenir des revêtements de sol aux propriétés dépolluantes grâce au procédé de la photocatalyse. Découvrez les atouts des revêtements de sol photocatalytiques !

Lutter contre la pollution grâce à la photocatalyse


Se produisant grâce aux radiations des rayons du soleil, la photocatalyse décompose les agents nocifs présents dans l’air par oxydation.  Air Clean permet ainsi de supprimer jusqu’à 30 fois plus rapidement les substances polluantes contenues dans l’air.

Un revêtement de sol autonettoyant


La photocatalyse bénéficie aussi à l’entretien des sols puisqu’elle désagrège les matériaux huileux et graisseux habituellement responsables de la fixation des salissures sur leur surface. Les tâches n’adhérant pas, elles ne provoquent donc aucune décoloration du revêtement. Ce procédé est aussi biocide puisqu’il empêche la formation des mousses et autres champignons tout en supprimant les bactéries et virus.

Une solution d’avenir


C’est une véritable alternative qui est proposée aux environnements urbains puisque la technologie Air clean est une solution durable : elle fait partie intégrante du béton et y adhère à vie. Aussi, le phénomène d’oxydation des substances polluantes produit du nitrate, nutriment essentiel aux plantes, ce qui en fait une option de choix pour les espaces verts, parcs et jardins.

vendredi 16 janvier 2015

Problème d’accessibilité à Landerneau

A Landerneau en Bretagne, l’aménagement d’un parc urbain pose problème aux déficients visuels et révèle les lacunes de la loi sur l’accessibilité.

Cette photographie ne représente pas la promenade dont il est question dans ce billet.


Problème sur la promenade


Alors que de nombreux citoyens peuvent profiter pleinement de la promenade du parc urbain de Landerneau, il n’en est pas de même pour les personnes atteintes d’un handicap visuel. Bruno Quellec, responsable du service accessibilité de l’IPIDV (Initiative pour l’inclusion des déficients visuels), explique qu’il n’y a pas assez de contraste entre la bande principale accueillant les promeneurs et les bandes situées de chaque côté qui la délimite. Ainsi, les personnes aveugles et malvoyantes ne peuvent s’orienter correctement, ce qui est plutôt problématique lorsque l’on sait que la rivière est toute proche.

Le mobilier urbain au service de l’accessibilité


Les associations sur place demande ainsi l’ajout d’une fine bande de 2 cm de largeur de chaque côté de la promenade afin que les personnes atteintes d’un handicap visuel puisse se repérer. Ceci aurait pu être évité si du mobilier urbain avait été prévu lors de l’aménagement pour délimiter la zone et gérer les flux. Il existe ainsi des pièces de mobilier urbain spécialement conçues pour guider les personnes malvoyantes et leur signaler d’éventuelles sources de danger à travers l’espace public : les clous podotactiles.

Une législation floue quant aux déficients visuels


Ces petites bandes de repérage seront finalement installées mais il est dommage que de tels aménagements n’aient pas été prévus dès la conception du projet. Cet oubli démontre à quel point la loi de 2005 concernant l’accessibilité des lieux publics reste insuffisante concernant les dispositions à prévoir pour l’accessibilité des personnes aveugles et malvoyantes. 

lundi 1 décembre 2014

La pratique des sports alternatifs en milieu urbain

Alors que le football, le basket-ball, le skateboard et le BMX sont toujours les sports les plus pratiqués en environnement urbain, de nouvelles pratiques ont émergées et font chaque jour de plus en plus d’adeptes. Respectueux du mobilier urbain et de leur environnement en général, découvrez le street workout, le golf de rue et le parkour !

Street Workout


Le street workout est la pratique de la musculation dans la rue. A l’aide du mobilier urbain et du poids de leur corps, les pratiquants de cette discipline enchaînent les exercices de souplesse, d’équilibre et de force pure. Popularisé durant les années 2000 grâce aux vidéos d’exploits de certains champions, ce sport séduit de plus en plus de jeunes qui refusent de payer des centaines d’euros pour aller s’enfermer dans une salle et préfèrent s’exercer directement en extérieur à l’air libre. Une des figures les plus impressionnantes à réaliser est le « drapeau », exercice durant lequel le sportif se suspend horizontalement à bout de bras à un poteau ou un mat.

Golf de rue


Le golf a la réputation d’être le sport d’une élite mais les pratiquants du street golf nous démontrent chaque jour qu’il est finalement accessible à tous ! Une simple balle en mousse, un club déniché dans une brocante et c’est parti pour des heures de jeu dans toute la ville où n’importe quel élément du mobilier urbain peut devenir un trou. Garantie sans casse et en toute sécurité, les parcours sont étudiés avant la partie pour que tout se déroule dans la bonne humeur. Le street golf fait de plus en plus d’adeptes puisqu’un championnat de France et un tournoi européen ont déjà vu le jour. Il est aussi à noter que de plus en plus de golfeurs pratiquant sur green se laissent tenter par cette mouture urbaine.

Parkour



Révélée par le film Yamakasi au début des années 2000, la discipline du Parkour, dont la notoriété n’a cessé d’augmenter, n’est pas le sport dont tous les médias aiment vendre l’image. Bien que certains pratiquants se plaisent à sauter d’immeubles en immeubles à l’image du film, la majorité des pratiquants ne risquent pas leur vie ainsi et restent au sol pour s’exercer à des exercices techniques. L’objectif est de se déplacer et d’appréhender l’environnement urbain d’une nouvelle manière, hors des sentiers battus. La démarche se veut souple et agile, presque féline. 

mercredi 5 novembre 2014

Londres : la créativité à l’heure anglaise

Ces derniers temps, la capitale anglaise a su faire parler d’elle grâce à des projets innovants voir insolites en matière d'urbanisme. Entre les toilettes/bars à vins, les cabines rouges qui deviennent vertes et les pistes cyclables aquatiques, Londres aurait-elle perdu la tête ?!

Aller boire un verre dans … les toilettes !


Depuis plus d’un an, les londoniens voient fleurir aux quatre coins de leur ville des bars dans des endroits pour le moins improbable : les toilettes publiques. Ce nouveau concept à le mérite de satisfaire tout le monde puisque les propriétaires dispose d’un établissement pour un prix abordable pour la capitale, la mairie voit ses lieux abandonnés retrouver un second souffle et les clients vivent une expérience inédite. Que tout le monde se rassure, les lieux ont eu droit à un coup de neuf et ont été réhabilités pour le confort des clients. Il est toutefois possible d’admirer les vestiges du passé puisque certains utilisent les anciennes chasses d’eau comme pots de fleurs tandis que d’autres utilisent les urinoirs comme table individuelle !

Crédits photos : Leon Neal / AFP


Les cabines rouges se mettent au vert !


Tout comme les sanitaires publics, les célèbres cabines téléphoniques rouges se voient offrir une seconde jeunesse. Alors qu’elles étaient de plus en plus délaissées par les londoniens au profit du portable, celles-ci se voient recyclée en « Solarbox », des cabines de couleurs vertes équipées de panneaux solaires qui permettent à leurs utilisateurs de recharger leur portable. De nouvelles boxes devraient être installées durant le début de l’année prochaine, et davantage si le succès est au rendez-vous.

Crédits photos : Carl Court / AFP


Vél’eau 


Alors que le trafic routier londonien est connu pour être un enfer pour les automobilistes et un véritable danger pour les cyclistes, un projet d’un nouveau genre est actuellement en cours de réflexion. En collaboration avec une agence spécialisée dans la conception de bâtiments en Antarctique et un bureau d’étude connu pour sa participation dans la construction des équipements sportifs les plus impressionnants du monde, David Nixon (architecte pour stations spatiales) travaille sur une piste cyclable flottante. Parcourant la Tamise, elle rendrait la traversée de Londres possible en seulement 30 minutes. 

Crédits photos : River Cycleway Consortium

mercredi 8 octobre 2014

Une nouvelle ordonnance pour encadrer le report de la loi sur l’Accessibilité

Le 27 septembre dernier est paru au Journal Officiel l’ordonnance « Ad’ap » visant à encadrer le report des délais d’application de la loi sur l’accessibilité. Les ERP auront de 3 à 9 ans pour se mettre en conformité avec la loi sous peine de sanctions pénales.


Les ERP en retard


Établi 10 ans plus tôt, le délai prévu de mises aux normes des ERP concernant l’accessibilité des personnes handicapées devait prendre fin au 1er janvier 2015. Mais face au faible nombre d’établissements publics et privés ayant effectués les aménagements nécessaires (environ 40%), une nouvelle ordonnance a vu le jour, le 27 septembre 2014, afin d’accompagner les « mauvais élèves ».

Un agenda d’Accessibilité programmé


Les établissements recevant du public qui ne se seraient pas encore mis en conformité avec la loi sur l’Accessibilité devront donc s’engager à effectuer les travaux requis à travers un agenda d’accessibilité programmé (aussi appelé « Ad’ap ») qu’ils déposeront en mairie ou en préfecture. Le temps qui leur sera imparti à cet effet, de 3 à 9 ans, dépendra de leur taille ainsi que de leur santé financière.

Un assouplissement des dispositions


Le faible nombre d’ERP respectant les nouvelles normes établies en matière d’Accessibilité s’explique par les coûts que représentent de tels travaux. Ainsi, pour accompagner et faciliter cette transition, des mesures ont été assouplies, ce que regrettent les associations de personnes handicapées qui dénoncent un grave recul par rapport aux ambitions du projet initial de 2005.