lundi 18 avril 2016

La ville, le mobilier urbain et la poésie

Avec toutes ses qualités et ses défauts, la ville inspire de nombreuses initiatives qui amènent un peu de poésie dans ce monde de (béton) brut. Nous en avons sélectionné 3 pour vous !

Les distributeurs d’histoires courtes


Afin de proposer une alternative au smartphone et encourager la lecture/culture, Short Edition met à disposition des citoyens des distributeurs d’histoires courtes : nouvelles, BD ou encore poèmes leur sont ainsi distribués gratuitement en fonction de leur temps d’attente : 1, 3 ou 5 minutes.



Actuellement en test à Grenoble, l’initiative pourrait être développée dans d’autres villes de France.


Warde, les fleurs géantes de Jérusalem


Un quartier situé au cœur de la capitale israélienne a vu sortir de terre des fleurs d’une taille inédite !
Ayant pour objectif de dynamiser et améliorer la vie de quartier des citoyens, ces lampadaires-fleurs s’ouvrent lors de leurs passages.



Leur permettant ainsi de profiter de l’ombre lors des chaudes journées, elles indiquent également aux passants l’arrivée imminente des tramways en se dépliant toutes simultanément afin qu’ils ne le loupent pas si ils sont pressés.


Les détournements et installations de Michael Pedersone




Relevant plus de l’art que des équipements urbains à proprement parler, les installations insolites, décalées, humoristique ou encore poétiques du photographe Michael Pedersone invite les citoyens à s’arrêter pour prendre conscience de leur environnement et y participer si ils le souhaitent  (voir le cube déstressant).

En savoir plus.

jeudi 31 mars 2016

L’agriculture urbaine en plein essor !

La cause de l’agriculture urbaine rassemble de plus en plus de volontaires et d’adhérents dans les villes de toutes les tailles et de tous les pays. S’il semble difficile de déterminer aujourd’hui si cela résulte d’un effet de mode, il semble pourtant certain que de cette envie de production locale émerge une prise de conscience des problématiques environnementales actuelles ainsi que celles relatives à la production des fruits et légumes : débats sur les pesticides, les OGM, etc.


Les avantages de l’agriculture urbaine sont multiples, à grande échelle :


Contrôle de la production et de sa qualité, réduction de l’empreinte carbone, possibilités futures de développer ce mode de production dans les pays émergeant atteints de famines, esthétisme des villes.

Mais également à plus petite :


La satisfaction de cultiver sa propre nourriture, lorsque faite à l’échelle personnelle ou d’un quartier, renforcement du lien du social, encouragements vers le dialogue, l’échange, le partage.
Pour le moment, très peu de projets d’agriculture urbaine sont réellement productifs, mais ils servent de vitrines afin de susciter des vocations et encourager les autres à faire de même. La ville pourrait alors jouer un nouveau rôle dans la vie des citoyens.

Quelques exemples d’initiatives et de projets


Découvrez quelques exemples démontrant le potentiel de l’introduction de l’agriculture en milieu urbain.

La ferme urbaine de Berlin


Alors qu’un projet de ferme urbaine parisienne est en cours de développement, la capitale allemande dispose d’une ferme atypique qui produit 30 tonnes de poissons et 30 tonnes de légumes par an !


Les potagers urbains à partager de Todmorden


En Angleterre, la petite ville de Todmorden au Nord-est de Manchester a vu naitre dans ses rues de multiples petits potagers entretenus par ses citoyens. L’objectif est le partage afin que chacun puisse se nourrir de façon saine et équilibrée. Le chiffre impressionnant : la ville de plus de 14 000 habitants est devenue autosuffisante en légumes en seulement 3 mois.


Les serres sur les toits de Montréal


Dans la banlieue de Montréal, un bâtiment abrite sur son toit une serre où plus de 70 tonnes de piments, salades, tomates et poivrons sont cultivés chaque année en hydroponie.



Ainsi, même si les projets d’agriculture urbaine présentent de nombreuses difficultés en termes de faisabilité et rentabilité (problèmes de qualité des sols, pollution, utilisation de l’eau), ils méritent d’être encouragés.

vendredi 5 février 2016

Copenhague : Smart city en devenir

Depuis 2009, année où elle recevait la conférence sur le climat, la ville de Copenhague s’est donné pour objectif de devenir une ville verte intelligente afin de réduire son impact sur l’environnement et améliorer la vie de ses citoyens. Une chose est sure aujourd’hui, la capitale danoise est en passe de réussir son pari tout en respectant l’échéance fixée à 2025 !

Une ville écoresponsable


La réputation de Copenhague et de ses citoyens en matière de déplacements écoresponsables n’est plus à faire. 1 actif sur 2 privilégie le vélo en tant que moyen de transport lorsqu’il doit se déplacer dans la ville. C’est ainsi que la ville leur a aménagé de véritables autoroutes afin qu’ils puissent évoluer rapidement et en toute sécurité dans l’espace urbain. Pour preuve, cette piste cyclable aérienne qui surplombe les eaux du port à 4 mètres de hauteur !

À côté de cela, la ville a fait de nombreux investissements tels que la construction d’un parc éolien afin d’améliorer son bilan énergétique.



Le mobilier urbain connecté au service de la ville de demain


Dans le but d’influencer positivement son bilan énergétique, Copenhague souhaite mettre le mobilier urbain à contribution. Des poubelles aux lampadaires en passant par les zones de parking, tous devraient être équipés de capteurs.

Les lampadaires pourront alors fonctionner de manière progressive afin de réaliser des économies d’énergie en fonction de la luminosité ambiante et de la proximité des passants et des véhicules. Les poubelles pourront envoyer des informations sur leur taux de remplissage afin que leur ramassage soit optimisé et les automobilistes à la recherche d’une place de parking se verront notifier de l’emplacement le plus proche afin qu’ils ne polluent pas davantage en faisant plusieurs tours dans le quartier.

Des cartes de la pollution par quartier de la ville pourraient même être dressées afin de pouvoir déconseiller ces zones aux personnes les plus fragiles et les inviter à choisir un autre itinéraire.  


Copenhague première smart city d’Europe ? 

mardi 5 janvier 2016

Mobilier urbain connecté : Quand les bornes wi-fi remplacent les cabines téléphoniques

Alors que Londres accorde une seconde vie à ses fameuses cabines téléphoniques - patrimoine historique du pays - en les recyclant en « Solarbox », la ville de New York a tout simplement décidé de les supprimer afin de les remplacer par des bornes wi-fi aux multiples usages.

7 500 cabines remplacées


Les rues de New York ne comptant pas moins de 7 500 cabines téléphoniques, c’est autant de bornes wi-fi qui seront installées. Offrant une connexion haut-débit, elles mettront à disposition des habitants et des touristes de la Big Apple des plans interactifs de la ville et de ses transports en commun, une application spéciale permettant d’appeler gratuitement dans tout le pays, des ports USB afin de recharger ses appareils ou encore les numéros d’urgence en cas d’incident.

D’un design moderne et fin pour ne pas encombrer les trottoirs, elles intégreront également deux écrans haute-définition de 55 pouces permettant de diffuser les annonces et informations émanant de la ville ainsi que de la publicité (qui servira au financement des bornes et de leur entretien).


Link NYC


Le remplacement des cabines téléphoniques par ce nouveau type de mobilier urbain intervient dans le cadre du projet « Link NYC » initié par Michael Bloomberg, ancien maire de la ville, et confirmé par son successeur Bill de Blasio, qui a pour but de faire de New York une ville moderne et connectée.

La première borne ayant déjà été posée, 500 autres le seront d’ici le début de l’été.


mardi 1 décembre 2015

Montréal : une initiative innovante de mobilier urbain éco responsable

Nos amis francophone de l’autre côté de l’Atlantique semblent particulièrement inspirés en matière d’urbanisation. Après l’ambitieux projet de revalorisation éphémère des espaces urbains isolés (dont nous vous parlions ici), la ville voit naître un nouveau projet s’inscrivant dans une vision durable et écologique : la création de mobilier urbain supplémentaire à partir de frênes abattus pour cause de maladie.

http://ville.montreal.qc.ca

Une seconde vie pour les frênes contaminés

Le bois utilisé pour la réalisation de ce mobilier urbain est issu de frênes abattus sur le territoire de Montréal à cause de leur infestation par l’agrile, insecte envahissant qui décime des milliers d’arbres et coûtent plus de 29 millions de dollars chaque année aux États-Unis.
Les frênes fraîchement abattus seront alors débarrassés de l’agrile par des opérations de coupes spéciales, les copeaux étant eux-aussi récupérés pour un usage ultérieur.

Un mobilier urbain éco responsable

Pour ce projet, les frênes seront ensuite transformés en mobilier urbain : bac à fleurs, bancs ou encore structures d’assises conviviales à plusieurs niveaux. C’est en tout plus de 50 pièces qui seront créées et exposées dans les rues de Montréal.
Le bois récupéré devrait aussi servir à la création de pas japonais pour des revêtements de sol esthétiques dans les ruelles vertes de la ville. Les copeaux de bois, eux, seront alors utilisés pour du compostage ou de la décoration pour les carrés d’arbres et jardins de rue entretenus par les citoyens.
Réfléchi, ce projet de mobilier urbain éco responsable ne nuit aucunement aux fabricants de mobilier travaillant avec la ville puisqu’il n’a pas pour vocation de remplacer le mobilier urbain existant mais plutôt d’offrir un confort supplémentaire aux promeneurs.

L’initiative d’une ville durable


Durable, ce projet valorise ce matériau noble qu’est le bois en lui offrant une seconde vie. Aussi, il crée de l’emploi (transport et réalisation du mobilier) pour un programme de réinsertion socio-professionnelle.

jeudi 12 novembre 2015

Du mobilier urbain ludique pour encourager les citoyens à profiter de l’espace public

Au service des citoyens, le mobilier urbain contribue à l’identité des villes et influe sur la fréquentation des différents espaces d’une ville. Ainsi, pour encourager les habitants et touristes à se rendre dans certains lieux parfois délaissés et prendre plaisir à les parcourir, la meilleure manière d’y parvenir est de le rendre plus ludique afin qu’il suscite la surprise et amène les citoyens à voir leur environnement d’un nouvel œil.

Une question d’équilibre


L’homogénéité et la constance au niveau de l’esthétique du mobilier urbain participent à la création de l’identité des villes. Pour preuve, les célèbres kiosques et autres bancs verts parisiens permettant aisément de reconnaître la capitale française sur n’importe quelle photographie.

Mais si l’homogénéité dans l’espace public permet d’obtenir une impression d’ordre et d’éviter le « chaos », celle-ci peut amener les citoyens à se lasser plus vite d’un environnement jugé trop neutre et impersonnel.



Ainsi, tout est une question d’équilibre, et il convient de trouver une balance harmonieuse entre le mobilier « classique » et les pièces plus innovantes, voire extravagantes.

Comment rendre le mobilier urbain ludique ?


Il y a plusieurs manières de rendre le mobilier urbain plus surprenant, amenant le citoyen à revoir la vision qu’il avait jusque-là de son cadre de vie. En voici quelques exemples :

- Du mobilier éphémère : rien ne vaut le caractère éphémère d’une installation pour susciter la surprise et la curiosité des passants. La célèbre « statue » « ONLY LYON » placée dans des endroits fréquentés de la ville en est un bel exemple. Lorsque celle-ci est placée pour une certaine durée dans un lieu, les touristes et les habitants de tout âge s’empressent pour interagir avec, que ce soit en grimpant dessus, en prenant des photos, etc.



- Réinventer un usage : les déchets jetés sur la voie publique sont un problème bien connu de toutes les agglomérations. Pour pallier ce problème, certains artistes ont eu l’idée de transformer de simples poubelles en panier de basket afin de donner un caractère attrayant à un acte, certes citoyen, mais « banal ».

- De la couleur : Parfois, il suffit d’intervenir sur les coloris du mobilier afin qu’il influence directement le cadre qui l’entoure. Dans un parc, une série de bancs jaunes, rouges, bleus ou encore orange dynamise l’endroit et y apporte un peu de fraicheur !


Et vous, avez-vous d’autres idées pour rendre l’espace public et son mobilier urbain plus ludiques ? 

lundi 5 octobre 2015

Mettre en valeur les sites urbains sous-exploités pour dynamiser l’espace urbain

Le mois dernier, le magazine web « L’Observatoire du design urbain » publiait une interview d’un membre de « Pépinière&co » : un collectif canadien qui s’attèle à redynamiser des espaces publics oubliés à Montréal en y impulsant une nouvelle vie de quartier. Zoom sur cette initiative inspirante :

Introduire la culture et développer une économie viable dans des lieux en retrait


L’objectif de « Pépinière&co » est de redonner vie à des espaces oubliés, isolés de la ville de Montréal en y implantant un certain dynamisme culturel et économique. L’espace est ainsi réaménagé afin d’instaurer une vie de quartier et inciter les citoyens à échanger.

Concerts, projections de films, feux d’artifices, marchés, bacs à sables géants, pratiques sportives ou encore bar/restauration, nombreuses sont les initiatives afin de parvenir à ce but. Par ailleurs, la ville en profite pour reprendre des couleurs avec l’augmentation de la végétation, la naissance de potagers ainsi que la création d’un véritable décor sur la base de la récupération et du Do It Youself : bancs, tribunes, cabanes, tables de ping-pong, etc.

 © Jean-Michael Seminaro  - www.pepiniere.co


Résoudre les problèmes de l’environnement urbain


Redonner vie à des quartiers isolés permet de transformer des lieux mal vus en espaces conviviaux et attractifs pour petits et grands. Pour exemple à Montréal, le Village au Pied-du-courant, qui était autrefois un quartier mal fréquenté, est devenu un lieu récréatif où les citoyens viennent passer du bon temps en famille ou entre amis.

Ce type d’initiative, que l’on retrouve également à Berlin en Allemagne, permet de faire évoluer la ville de façon positive, lui retirant son étiquette d’« espace parfois sale et pollué » au profit d’une vision beaucoup plus plaisante et optimiste.


Pour en savoir plus sur les projets du collectif « Pépinière&co », rendez-vous sur « L’Observatoire du design urbain » pour lire leur interview.