mardi 25 avril 2017

Pourquoi choisir le vélo comme mode de transport urbain ?


Le vélo est un mode de transport qui séduit de plus en plus de villes. Fortement présent dans des villes comme Strasbourg, Copenhague, Amsterdam ou Londres, les cités investissent et croient en ce mode de transport. D’autres villes comme Vancouver ont décidé d’en faire leur objectif principal pour leur politique de transport, comme nous en parlions dans notre article. Découvrez en quoi il est bénéfique de choisir le vélo pour ses déplacements urbains !

Un moyen de transport économique

Beaucoup moins cher qu’une voiture ou qu’un scooter, le vélo a cet avantage d’être économique et accessible à toutes les bourses. Dans les villes comme Paris ou Lyon, des vélos sont en libre-service, il ne suffit que de payer un abonnement qui dépasse rarement les 30 € par an.

Des bienfaits pour la santé

Le vélo est aussi un atout pour la santé de ses utilisateurs. À Barcelone, par exemple, la mise en œuvre des vélos en libre-service aurait réduit le taux de mortalité grâce à l’augmentation de l’activité physique. Faire du sport en pédalant pour se rendre à son lieu de travail ou pour se déplacer dans la ville représente un gain certain pour la santé.


Le vélo, moyen de transport éco-friendly

Contrairement aux voitures ou bus classiques, le vélo ne rejette pas de particules ou de gaz polluants. Cet avantage convainc de nombreuses villes qui souhaitent devenir des « villes vertes » plus respectueuses de l’environnement. Des villes comme Londres misent alors sur ce moyen de transport et n’hésitent pas à investir pour améliorer leur réseau de pistes cyclables : construction d’un pont cyclable, mise en place de pistes supplémentaires et de supports pour vélos dans la ville, etc.

À vos pédales !

jeudi 23 mars 2017

L’influence de l’éclairage urbain sur nos villes et nos vies

La majorité d’entre nous ne s’interroge jamais à son sujet, car il fait partie de notre environnement depuis toujours et semble naturel, pourtant, l’éclairage urbain joue un rôle fondamental dans l’organisation de nos villes et de nos vies. La nuit occupant 50% du temps, nous serions privés, sans lui, de l’un de nos sens les plus importants. Au-delà de l’orientation, les lampadaires et l’ensemble des autres sources de lumière artificielle contribuent également à notre sécurité et jouent un rôle dans notre perception des territoires.


Visibilité, sécurité et divertissement

L’être humain a un besoin vital de la lumière pour survivre. Lui servant à s’orienter, aussi bien dans l’espace que dans le temps, elle influence également son comportement. Il est bien connu que les personnes mal intentionnées préfèrent agir de nuit, car elles seront moins visibles et plus difficilement identifiables. C’est ainsi qu’au XVIIème siècle, un lieutenant de police du nom de Nicolas de la Reynie eut l’idée d’installer des lanternes dans les rues de Paris.

L’éclairage urbain joue donc un rôle dans la sécurité des citoyens. Pour preuve, la ville de Medellín en Colombie, tristement connue pour son trafic de cocaïne et ses gangs, a réussi à diminuer son taux de criminalité par le simple ajout de lampadaires dans ses espaces publics.

En France, comme à l’étranger, la lumière est également une composante de la politique culturelle et sociale des villes. Montréal s’est par exemple parée de nombreux mobiliers urbains lumineux pour inviter les habitants à profiter et échanger davantage dans les espaces publics extérieurs mis à leur disposition. En France, nous connaissons tous la portée artistique et culturelle qu’ont les événements de la Fêtes des Lumières de Lyon ou les Nuits Blanches de Paris.

La luminosité fait ainsi l’objet de véritable politique de la part des villes puisqu’elle révèle les territoires et influence notre perception des lieux.  

Approfondir le sujet

Si la question de l’éclairage urbain et de son impact sur la ville et ses citoyens vous intéresse, nous ne pouvons que vous recommander cette réflexion complète portée par le blog « Demain la ville ». La lumière comme source d’émotion, boussole urbaine ou outil d’aménagement urbain : http://www.demainlaville.com/lumiere-faconne-t-nos-villes/

mardi 7 février 2017

Le vert sera la couleur de Vancouver d’ici 2020


Gregor Robertson, le maire de la ville de Vancouver depuis fin 2008, s’est fixé un objectif : faire de la ville canadienne la ville la plus verte qu’il soit. La « ville verte » est un concept qui attire et sensibilise de plus en plus de cités, le plus souvent dans les pays nordiques : la ville de Reykjavik en Islande figure également dans le classement des villes vertes avec son utilisation d’énergies géothermiques et hydroélectriques pour répondre à ses besoins d’énergie.

Vancouver, qui compte plus de 600 000 habitants, poursuit sa quête de verdure pour détrôner Copenhague et San Francisco.

Comme le cite le site de Challenges, la ville s’est vue décernée de nombreuses récompenses pour sa qualité de vie depuis 4 ans : « Capitale mondiale d’Une heure pour la Terre » par le WWF, « Économie la plus dynamique du Canada », « 3e ville la plus agréable à vivre », etc. Le travail des Canadiens pour rendre cette ville agréable et écologique paie. La ville a surtout obtenu le prix de « 3e cité la plus verte » du monde dans le classement Siemens – The Economist. L’acteur désormais connu pour son engagement écologique, Leonardo Di Caprio, a même vanté à plusieurs reprises les mérites de la ville.


Objectif : abandonner la voiture en ville

Étant une des villes les plus embouteillées du Canada, Vancouver se fixe comme premier objectif de réduire l’utilisation des voitures au profit de modes transports éco-friendly : bus électrique, métro, vélo (avec une longueur totale de piste cyclable de 275 kilomètres aujourd’hui) ainsi que voitures électriques (avec l’installation de 200 bornes pour voitures électriques en mars 2016). D’autres projets comme la récupération intelligente des eaux usées permettent de chauffer 7000 foyers.

Des chiffres prometteurs


Depuis les projets verts de Vancouver, L’Express annonce que le trajet en kilomètres en voiture et par habitant a baissé de 21% ; 37000 arbres sur 150000 prévus ont déjà été plantés sur les avenues ainsi que dans les parcs et jardins et la moitié des trajets en villes se font aujourd’hui en vélo… Des résultats encourageants qui avaient permis de passer une année 2014 sans aucun jour de pic de pollution.

vendredi 13 janvier 2017

Exposition interactive et participative : Inventez la ville dont vous êtes le héros !

La ville est une entité vivante et dynamique, qui ne cesse d’évoluer. C’est à partir de ce constat que l’exposition « Inventez la ville dont vous êtes le héros » entend interroger le public sur sa perception de la ville et de son futur du 7 février au 27 août 2017 au Quai des Savoirs de Toulouse.

Dans le cadre de cet événement, le public est également invité à contribuer en envoyant une photographie prise par lui-même et résumant sa vision de la ville.


L’exposition

L’exposition entend questionner notre point de vue sur la ville, ce qui la fait et ceux qui la font. Mais également son avenir et ses perspectives d’évolution. Une question particulièrement d’actualité à l’heure où l’on ne cesse de parler de la smart-city.

Une expérience basée sur le partage  

Dans cette exposition interactive et participative, le public est ainsi amené à partager ses propres photos à propos de découvertes marquantes ou insolites qu’il a pu faire au cours de ses voyages dans les différentes villes du monde : de la mégalopole au petit village.

L’objectif est de partager la photo qui symbolise le plus, pour soi, la ville telle qu’elle devrait être (ou ne pas être) : un immeuble à l’architecture surprenante, un espace aménagé de façon harmonieuse avec du mobilier urbain, un transport en commun avant-gardiste ou encore de l’art urbain tel que le graffiti ou la danse de rue, etc.


Pour participer, il suffit de poster sa photo accompagnée d’un commentaire à cette adresse : http://science-animation.fr/ville/index.php

vendredi 16 décembre 2016

Des toilettes publiques innovantes

Le 19 novembre se déroulait comme tous les ans, la journée mondiale des toilettes. Cette journée organisée par l’ONU a pour but de sensibiliser aux problèmes sanitaires, et plus particulièrement ceux que rencontrent les pays en voie de développement. En effet, aujourd’hui encore, plus de 2.4 milliards de personnes vivent sans toilettes.

Si en France, les logements avec toilettes sont la norme, nous avons aussi la chance de bénéficier d’un grand réseau de WC publics qui assure le confort de tous et préserve la salubrité de nos rues.  Pourtant, si l’on en croit le sondage «Hygiene Matters» de SCA (partenaire de la Croix-Rouge française) réalisé à l'occasion de cette journée mondiale, près de 46% des Français jugent leur état déplorable et les évitent tant que possible.

Afin de répondre à cette problématique, différentes solutions sont utilisées par les villes françaises, mais aussi étrangères :

Les WC publics Urilift

Source: http://www.igyaan.in/127307/uriliftl-in-perth-australia/

Venues du Danemark, ces toilettes publiques ont la particularité de sortir du sol le soir venu et de disparaître au petit matin. L’objectif de ce mobilier urbain est d’offrir davantage de lieux de commodités accessibles au public dans les quartiers ayant une forte activité nocturne, résolvant les problèmes d’hygiène causés par les nombreux fêtards qui se soulageaient auparavant entre les voitures ou à l’angle des bâtiments, importunant les riverains au petit matin.

Les Uritrottoirs

Source : http://www.uritrottoir.com/ 

Ayant plus l’apparence d’une jardinière que d’un WC, l’Uritrottoir est une nouvelle sorte d’urinoir permettant à la fois de lutter contre les « épanchements sauvages » et leurs conséquences tout en créant du compost qui sert à faire fleurir la jardinière. Séduite par ce concept qui permet de supprimer les odeurs tout en apportant de la verdure, la ville de Paris a décidé d’en installer aux abords de la gare de Lyon. 


Les toilettes high-tech de Lausanne, Suisse

Crédits : Olivier Wavre

Pour rassurer les citoyens et les inviter à réutiliser en toute confiance les toilettes publiques mises à disposition, la ville de Lausanne a investi dans des WC aux parois vitrées et équipés d’une technologie LCD. Les toilettes sont ainsi transparentes lorsqu’elles ne sont pas occupées et leurs vitrages se teintent durant 10 minutes, le temps de l’utilisation. L’objectif de ce concept de transparence est de montrer aux citoyens la propreté de ces toilettes et l’absence de drogués.

mercredi 16 novembre 2016

Wikiblock : La construction de mobilier urbain éphémère à portée de tous

Dans un article publié le 15 novembre 2016, le site Lumières de la Ville nous apprend la création du concept Wikiblock à Dallas, Texas aux États-Unis. Celui-ci permettrait de rendre la construction de mobilier urbain accessible aux citoyens afin qu’ils interviennent eux-mêmes dans l’aménagement et l’animation de leur quartier. Quel est le fonctionnement de ce projet ?


Imprimer puis construire son mobilier urbain


Wikiblock est une base de données en ligne, accessible à tous, qui regroupe les patrons de différentes pièces de mobiliers urbains : des chaises et bancs aux tables en passant par une bibliothèque ou encore un mini-kiosque pour la vente de café/journaux/fleurs, etc.

Une fois téléchargé, le patron doit être imprimé sur du contre-plaqué puis découpé à l’aide d’une machine de découpe assistée par ordinateur. Pour cette étape de l’opération, Wikiblock invite les citoyens à se rendre dans le « makerspace » le plus proche de chez eux (un concept d’atelier équipé de machines de fabrication numérique, accessible par tous et de plus en plus populaire aux États-Unis).



Il ne reste alors plus qu’à assembler l’ensemble des pièces fraichement découpées pour disposer d’un mobilier urbain flambant neuf. L’avantage du concept Wikiblock réside dans la facilité de montage qui se fait la plupart du temps par simple emboitage, sans qu’il n’y ai besoin de colle ou de clous.  


Un mobilier éphémère pour des quartiers conviviaux


Bien que Wikiblock propose une solution de mobilier urbain gratuite et simple à réaliser, celle-ci n’a aucune intention de concurrencer les fabricants professionnels. En effet, de par sa nature éphémère, le mobilier urbain Wikiblock a pour seul objectif d’encourager les citoyens à sortir de chez eux et aller à la rencontre des autres en s’investissant pour leur ville et leur quartier.



Le mobilier urbain Wikiblock peut également servir de test en vue de l’aménagement d’espaces avec du véritable mobilier durable.


mardi 11 octobre 2016

Connaissez-vous le Parking Day ?

En France comme dans de nombreux pays, le vendredi 16 septembre et le week-end qui a suivi ont été l’occasion de célébrer le Parking Day : un évènement innovant durant lequel des places de parking sont occupées pour être transformées en espaces verts et conviviaux. Quels sont les objectifs de cette journée ?


La réappropriation de l’espace public


Chaque année depuis 2010, le 3ème weekend de septembre est synonyme de Parking Day. D’une envergure internationale et gagnant de plus en plus de villes, le Parking Day est l’occasion pour les citoyens de transformer de façon éphémère des places de parking payantes en zones de détente et de rencontre : parcs avec pelouse et arbres, stands de jeux ou de réparation de vélo, stand de produits locaux et bio ou encore installations artistiques sont ainsi au programme.

L’objectif de cette journée singulière est d’inviter les citoyens à se réapproprier l’espace public, leur révéler l’environnement dans lequel ils évoluent quotidiennement sous un angle nouveau et positif. Encourageant la vision d’une ville durable, le Parking Day offre une occasion de se retrouver et d’échanger de façon conviviale.


Naissance du concept


Cet événement mondial a vu le jour à San Francisco en 2005. À l’époque, l’agence de design Rebar avait transformé durant 2h (soit la durée moyenne d’utilisation d’une place par un véhicule) une place de parking en parc public avec pelouse et autres arbustes.

Les photos de l’opération ayant fait le buzz, l’agence s’est par la suite décidée à créer un « mode d’emploi » pour encourager les citoyens et associations à entreprendre ce type d’initiative. C’est ainsi qu’est né le « Parking Day ».

Concernant la France, l’événement s’est déroulé pour la 1ère fois en 2010 grâce à l’agence Dédale qui a développé le concept à Paris et inspiré les citoyens de toutes les villes à faire de même.


Pour en savoir plus sur les éditions françaises, rendez-vous sur : www.parkingday.fr