mardi 21 juin 2016

Quand les cabines téléphoniques étaient occupées ... par des poissons !

Incontournable il y a encore 10 ans, la cabine téléphonique a peu à peu été mise de côté tandis que le téléphone mobile gagnait du terrain. Alors qu’Orange devrait avoir retiré l’ensemble de ses cabines d’ici la fin de l’année 2017, nous vous proposons de revenir sur une initiative créative qui avait redonné un nouveau souffle à quelques-unes de ces cabines sur le déclin : les cabines téléphoniques aquarium par Benedetto Bufalino & Benoit Deseille.

« Phone Booth Aquarium »


Avec un nom on ne peut plus explicite, ce projet est né de l’esprit de l’artiste Benedetto Bufalino et du designer Benoit Deseille à l’occasion de la Fête des Lumières qui se déroule chaque année autour du 8 décembre dans la ville de Lyon.

L’objectif était simple : redonner vie et illuminer ces cabines délaissées par le public. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la solution pour parvenir à ce but ne manque pas d’originalité. Ils ont ainsi étanchéifié et rempli d’eau de mer une cabine pour la transformer en aquarium peuplé de poissons colorés.

Face au succès de cette première installation, les deux hommes ont décidé de remettre ça avec l’implantation de nouvelles installations à Biarritz et Port Louis à l’Ile Maurice en 2009 puis à Gand en Belgique en 2011.

Comme vous le constaterez sur les visuels suivants, l’effet de ces cabines sur les passants n’avait pas perdu de son efficacité !





jeudi 19 mai 2016

Quand la ville s’adapte aux nouvelles pratiques : l’exemple du smartphone

Reflet de nos activités, la ville ne cesse d’évoluer pour assurer notre confort et notre sécurité.

À l’heure où l’on parle de plus en plus du mobilier urbain connecté avec lequel nous pourrons bientôt interagir à partir de nos smartphones, tablettes et ordinateurs, il est intéressant de s’interroger sur les aménagements qui devront être fait et les dispositions qui devront être prises concernant l’usage de ces technologies lors de nos déplacements.

En effet, l’usage des portables et autres tablettes en marchant crée un phénomène appelé « cécité d’inattention ». Le piéton est ainsi « aveuglé » car hypnotisé par son écran et perd conscience de son environnement et des dangers qu’il encourt durant son trajet.



Pour preuve, rien qu’en France, des études démontrent que 53% des Français utilisent leur smartphone en traversant la route et que ce pourcentage atteint 85% chez les jeunes adultes de 18 à 24 ans.

Voici donc deux exemples de dispositions récemment mises en place dans le monde face à ce problème et qui devraient très certainement être suivies par de nouvelles dans les prochaines années :

Les avertisseurs lumineux d’Augsbourg


Suite au décès d’une jeune femme à Munich, percutée par un tramway (qu’elle n’avait pas vu/entendu, car absorbée par la musique de ses écouteurs), la ville d’Augsbourg en Allemagne a fait installer des feux de signalisation d’un nouveau genre.

En effet, ceux-ci sont placés directement au sol au niveau des passages piétons afin d’attirer l’attention des utilisateurs de smartphones.

Si cette mesure a été saluée par la presse et les réseaux sociaux, il reste maintenant à surveiller ses résultats pour se rendre de sa réelle efficacité.

Les voies piétonnes réservées aux smartphones de Chongqing


Afin de gérer les flux et éviter les collisions entre les piétons qui font du lèche-vitrine et les piétons-utilisateurs de smartphones, la ville de Chongqing en Chine a décidé de séparer les trottoirs en deux voies : une pour piéton « vigilant » (comprendre, avec son smartphone rangé dans la poche) et une autre pour utilisateur de smartphone, qui peut ainsi poursuivre ses appels, sms et autres parties de candy crush sans être inquiété de percuter quelqu’un.


Mais à l’heure où tout est entrepris pour faire de la ville une zone d’échange et de partage, cette mesure de séparation ne va-t-elle pas à l’encontre de ces principes ? 

lundi 18 avril 2016

La ville, le mobilier urbain et la poésie

Avec toutes ses qualités et ses défauts, la ville inspire de nombreuses initiatives qui amènent un peu de poésie dans ce monde de (béton) brut. Nous en avons sélectionné 3 pour vous !

Les distributeurs d’histoires courtes


Afin de proposer une alternative au smartphone et encourager la lecture/culture, Short Edition met à disposition des citoyens des distributeurs d’histoires courtes : nouvelles, BD ou encore poèmes leur sont ainsi distribués gratuitement en fonction de leur temps d’attente : 1, 3 ou 5 minutes.



Actuellement en test à Grenoble, l’initiative pourrait être développée dans d’autres villes de France.


Warde, les fleurs géantes de Jérusalem


Un quartier situé au cœur de la capitale israélienne a vu sortir de terre des fleurs d’une taille inédite !
Ayant pour objectif de dynamiser et améliorer la vie de quartier des citoyens, ces lampadaires-fleurs s’ouvrent lors de leurs passages.



Leur permettant ainsi de profiter de l’ombre lors des chaudes journées, elles indiquent également aux passants l’arrivée imminente des tramways en se dépliant toutes simultanément afin qu’ils ne le loupent pas si ils sont pressés.


Les détournements et installations de Michael Pedersone




Relevant plus de l’art que des équipements urbains à proprement parler, les installations insolites, décalées, humoristique ou encore poétiques du photographe Michael Pedersone invite les citoyens à s’arrêter pour prendre conscience de leur environnement et y participer si ils le souhaitent  (voir le cube déstressant).

En savoir plus.

jeudi 31 mars 2016

L’agriculture urbaine en plein essor !

La cause de l’agriculture urbaine rassemble de plus en plus de volontaires et d’adhérents dans les villes de toutes les tailles et de tous les pays. S’il semble difficile de déterminer aujourd’hui si cela résulte d’un effet de mode, il semble pourtant certain que de cette envie de production locale émerge une prise de conscience des problématiques environnementales actuelles ainsi que celles relatives à la production des fruits et légumes : débats sur les pesticides, les OGM, etc.


Les avantages de l’agriculture urbaine sont multiples, à grande échelle :


Contrôle de la production et de sa qualité, réduction de l’empreinte carbone, possibilités futures de développer ce mode de production dans les pays émergeant atteints de famines, esthétisme des villes.

Mais également à plus petite :


La satisfaction de cultiver sa propre nourriture, lorsque faite à l’échelle personnelle ou d’un quartier, renforcement du lien du social, encouragements vers le dialogue, l’échange, le partage.
Pour le moment, très peu de projets d’agriculture urbaine sont réellement productifs, mais ils servent de vitrines afin de susciter des vocations et encourager les autres à faire de même. La ville pourrait alors jouer un nouveau rôle dans la vie des citoyens.

Quelques exemples d’initiatives et de projets


Découvrez quelques exemples démontrant le potentiel de l’introduction de l’agriculture en milieu urbain.

La ferme urbaine de Berlin


Alors qu’un projet de ferme urbaine parisienne est en cours de développement, la capitale allemande dispose d’une ferme atypique qui produit 30 tonnes de poissons et 30 tonnes de légumes par an !


Les potagers urbains à partager de Todmorden


En Angleterre, la petite ville de Todmorden au Nord-est de Manchester a vu naitre dans ses rues de multiples petits potagers entretenus par ses citoyens. L’objectif est le partage afin que chacun puisse se nourrir de façon saine et équilibrée. Le chiffre impressionnant : la ville de plus de 14 000 habitants est devenue autosuffisante en légumes en seulement 3 mois.


Les serres sur les toits de Montréal


Dans la banlieue de Montréal, un bâtiment abrite sur son toit une serre où plus de 70 tonnes de piments, salades, tomates et poivrons sont cultivés chaque année en hydroponie.



Ainsi, même si les projets d’agriculture urbaine présentent de nombreuses difficultés en termes de faisabilité et rentabilité (problèmes de qualité des sols, pollution, utilisation de l’eau), ils méritent d’être encouragés.

vendredi 5 février 2016

Copenhague : Smart city en devenir

Depuis 2009, année où elle recevait la conférence sur le climat, la ville de Copenhague s’est donné pour objectif de devenir une ville verte intelligente afin de réduire son impact sur l’environnement et améliorer la vie de ses citoyens. Une chose est sure aujourd’hui, la capitale danoise est en passe de réussir son pari tout en respectant l’échéance fixée à 2025 !

Une ville écoresponsable


La réputation de Copenhague et de ses citoyens en matière de déplacements écoresponsables n’est plus à faire. 1 actif sur 2 privilégie le vélo en tant que moyen de transport lorsqu’il doit se déplacer dans la ville. C’est ainsi que la ville leur a aménagé de véritables autoroutes afin qu’ils puissent évoluer rapidement et en toute sécurité dans l’espace urbain. Pour preuve, cette piste cyclable aérienne qui surplombe les eaux du port à 4 mètres de hauteur !

À côté de cela, la ville a fait de nombreux investissements tels que la construction d’un parc éolien afin d’améliorer son bilan énergétique.



Le mobilier urbain connecté au service de la ville de demain


Dans le but d’influencer positivement son bilan énergétique, Copenhague souhaite mettre le mobilier urbain à contribution. Des poubelles aux lampadaires en passant par les zones de parking, tous devraient être équipés de capteurs.

Les lampadaires pourront alors fonctionner de manière progressive afin de réaliser des économies d’énergie en fonction de la luminosité ambiante et de la proximité des passants et des véhicules. Les poubelles pourront envoyer des informations sur leur taux de remplissage afin que leur ramassage soit optimisé et les automobilistes à la recherche d’une place de parking se verront notifier de l’emplacement le plus proche afin qu’ils ne polluent pas davantage en faisant plusieurs tours dans le quartier.

Des cartes de la pollution par quartier de la ville pourraient même être dressées afin de pouvoir déconseiller ces zones aux personnes les plus fragiles et les inviter à choisir un autre itinéraire.  


Copenhague première smart city d’Europe ? 

mardi 5 janvier 2016

Mobilier urbain connecté : Quand les bornes wi-fi remplacent les cabines téléphoniques

Alors que Londres accorde une seconde vie à ses fameuses cabines téléphoniques - patrimoine historique du pays - en les recyclant en « Solarbox », la ville de New York a tout simplement décidé de les supprimer afin de les remplacer par des bornes wi-fi aux multiples usages.

7 500 cabines remplacées


Les rues de New York ne comptant pas moins de 7 500 cabines téléphoniques, c’est autant de bornes wi-fi qui seront installées. Offrant une connexion haut-débit, elles mettront à disposition des habitants et des touristes de la Big Apple des plans interactifs de la ville et de ses transports en commun, une application spéciale permettant d’appeler gratuitement dans tout le pays, des ports USB afin de recharger ses appareils ou encore les numéros d’urgence en cas d’incident.

D’un design moderne et fin pour ne pas encombrer les trottoirs, elles intégreront également deux écrans haute-définition de 55 pouces permettant de diffuser les annonces et informations émanant de la ville ainsi que de la publicité (qui servira au financement des bornes et de leur entretien).


Link NYC


Le remplacement des cabines téléphoniques par ce nouveau type de mobilier urbain intervient dans le cadre du projet « Link NYC » initié par Michael Bloomberg, ancien maire de la ville, et confirmé par son successeur Bill de Blasio, qui a pour but de faire de New York une ville moderne et connectée.

La première borne ayant déjà été posée, 500 autres le seront d’ici le début de l’été.


mardi 1 décembre 2015

Montréal : une initiative innovante de mobilier urbain éco responsable

Nos amis francophone de l’autre côté de l’Atlantique semblent particulièrement inspirés en matière d’urbanisation. Après l’ambitieux projet de revalorisation éphémère des espaces urbains isolés (dont nous vous parlions ici), la ville voit naître un nouveau projet s’inscrivant dans une vision durable et écologique : la création de mobilier urbain supplémentaire à partir de frênes abattus pour cause de maladie.

http://ville.montreal.qc.ca

Une seconde vie pour les frênes contaminés

Le bois utilisé pour la réalisation de ce mobilier urbain est issu de frênes abattus sur le territoire de Montréal à cause de leur infestation par l’agrile, insecte envahissant qui décime des milliers d’arbres et coûtent plus de 29 millions de dollars chaque année aux États-Unis.
Les frênes fraîchement abattus seront alors débarrassés de l’agrile par des opérations de coupes spéciales, les copeaux étant eux-aussi récupérés pour un usage ultérieur.

Un mobilier urbain éco responsable

Pour ce projet, les frênes seront ensuite transformés en mobilier urbain : bac à fleurs, bancs ou encore structures d’assises conviviales à plusieurs niveaux. C’est en tout plus de 50 pièces qui seront créées et exposées dans les rues de Montréal.
Le bois récupéré devrait aussi servir à la création de pas japonais pour des revêtements de sol esthétiques dans les ruelles vertes de la ville. Les copeaux de bois, eux, seront alors utilisés pour du compostage ou de la décoration pour les carrés d’arbres et jardins de rue entretenus par les citoyens.
Réfléchi, ce projet de mobilier urbain éco responsable ne nuit aucunement aux fabricants de mobilier travaillant avec la ville puisqu’il n’a pas pour vocation de remplacer le mobilier urbain existant mais plutôt d’offrir un confort supplémentaire aux promeneurs.

L’initiative d’une ville durable


Durable, ce projet valorise ce matériau noble qu’est le bois en lui offrant une seconde vie. Aussi, il crée de l’emploi (transport et réalisation du mobilier) pour un programme de réinsertion socio-professionnelle.