jeudi 19 juillet 2018

A Montbéliard, du mobilier urbain estival pour dynamiser le centre-ville



En France, plusieurs villes sont confrontées à une baisse d’attractivité de leur centre-ville. Les causes sont multiples : nouvelles habitudes d’achat en ligne, augmentation des boutiques en périphérie des centres-villes… Pour remédier à cela, les villes peuvent investir dans du mobilier urbain pour relancer l’attractivité des espaces publics.

Plan « Cœur de Ville » pour Montbéliard


La ville de Montbéliard a été sélectionnée par l’État pour le plan national Cœur de Ville, ce qui permet notamment à la ville de bénéficier d’une aide financière pour ses démarches de dynamisation du centre-ville.

La ville a entrepris plusieurs actions pour redynamiser ses espaces : ravalement des façades du centre historique, plan lumière, animations diverses, etc. Pour rendre les espaces publics plus confortables, la ville a installé du mobilier urbain éphémère pour inviter chaque habitant ou touriste à profiter d’un moment convivial dans la ville.

Ainsi, des sièges à l’allure de chaise longue et des tabourets dans les tons orange et verts ont été installés sur du gazon synthétique pour donner à la ville un air d’été. Des jardinières reprenant ces codes couleur estivaux ont aussi été disposées à proximité pour rendre les espaces encore plus accueillants. Au total, 39 éléments de mobilier urbain ont été répartis sur 4 sites.

Pour renforcer le sentiment d’appartenance à la ville chez les Montbéliardais et promouvoir par la même occasion la ville sur les réseaux sociaux, des oriflammes « My Montbéliard » marquent ces nouvelles installations.

Profitez de l’été pour mettre en valeur vos espaces publics avec du mobilier urbain convivial


Siège urbain estival "Sit" par Escofet

Le mobilier urbain met depuis toujours en valeur les espaces des villes. Installation de bancs urbains ou de jardinières publiques pour fleurir la ville, tout est bon pour inviter les passants à se reposer quelques instants et profiter de la douceur de l’été en centre-ville !

Source : ToutMontbeliard.com

lundi 8 janvier 2018

« Sneckdown » : quand la neige révèle les failles de l’aménagement urbain

Bien que toujours prédominante, la présence des voitures en ville ne cesse d’être remise en cause et de nombreuses métropoles encouragent l’utilisation des transports en commun et modes de déplacement doux, afin de désengorger leur centre-ville, améliorer la qualité de leur air et redonner de la place aux piétons.

Dans chaque ville d’Europe ou d’Amérique, il est aisé de trouver des aménagements qui laissent à désirer, avec une répartition disproportionnée de l’espace entre les voitures et les piétons : des portions de trottoirs minuscules et des portions de rues/routes à deux voies qui pourraient sans problème en accueillir une troisième.

Depuis 2014, les citoyens dénoncent ces espaces offerts aux automobilistes au détriment des piétons avec un allié insolite : la neige.

https://twitter.com/StreetsblogDen/status/943862374410285057

Le « sneckdown »

Le mot « Sneckdown » vient de la contraction de l’expression « snowie neckdown ». Chez les Anglo-saxons, les snowie neckdown sont ces monticules de neige qui se créent le long de la chaussée en hiver au passage des véhicules. En s’accumulant, ces tas de neige révèlent la surface de la voirie non-utilisée par les automobilistes et qui pourrait ainsi être redonnée aux piétons. Depuis quelques années, le sens de l’expression s’est élargi et ne désigne plus seulement les tas de neige, mais aussi les portions de neige restées intactes sur la route puisque ne n’étant pas dans le passage des véhicules.

C’est ainsi que des citoyens du monde entier prennent en photo ces sneckdown afin d’attirer l’attention des élus locaux sur ces aménagements urbains qui mériteraient d’être repensés.


Ce tweet démontre que les feuilles mortes permettent également de visualiser les portions de routes pouvant être réaménagées en espaces piétons.

jeudi 4 janvier 2018

À Vancouver, les déchets en plastique sont recyclés pour construire des routes

Toby McCartney, ingénieur en Écosse, a concilié deux idées : utiliser les déchets qui envahissent de plus en plus les espaces naturels et rendre les routes plus performantes.


Remplacer les matériaux classiques par des déchets plastiques


L’ingénieur est parti de deux constats, le premier étant que les routes, qui représentent plusieurs millions de kilomètres sur Terre, sont très consommatrices d’huile et de matières naturelles lors de leur construction. Le deuxième est que les déchets plastiques sont un problème récurrent, notamment pour la préservation de la faune et la flore.

Toby McCartney a alors décidé de recycler les déchets plastiques non utilisés pour remplacer les matériaux utilisés dans la conception des routes. Les résultats de la première route de ce type réalisée près de Vancouver sont encourageants : les routes obtenues seraient 60% plus solides que les routes classiques et auraient une durée de vie 10 fois plus longue.

Cette idée innovante pourrait bien répondre à la problématique des déchets qui s’accumulent dans les océans, les villes et les espaces naturels. En attendant le développement de cette solution, les collectivités doivent veiller à installer des poubelles urbaines en nombre suffisant dans les espaces publics afin de limiter les déchets.

vendredi 10 novembre 2017

Les Uritrottoirs débarquent à Lyon

Nous en parlions dans notre article présentant des toilettes publiques innovantes : les Uritrottoirs sont un concept écologique qui recycle l’urine afin de l’utiliser comme compost. D’abord testée par la ville de Paris puis à Nantes, cette solution pourrait bientôt fleurir à Lyon.


Les Uritrottoirs viennent répondre à une problématique bien connue des villes, à savoir la présence d’urine dans les rues à proximité des bars, boîtes de nuit et autres lieux nocturnes. Afin de ne pas uriner contre le premier arbre venu, les personnes ayant une envie pressante pourront uriner dans ces dispositifs ayant l’apparence d’une jardinière.

Un concept écologique


L’urine ainsi collectée dans le bac inférieur vient se mélanger avec de la paille, ce qui crée du compost au bout d’un certain temps (généralement un an). Puis, ce compost est réutilisé par les agents de la ville dans le bac à fleurs situé juste au-dessus : un système à la fois écolo et pratique.

Plusieurs dimensions d’Uritrottoirs sont disponibles, permettant de s’adapter aux différentes configurations urbaines : espaces restreints, angles, grands espaces, etc. Pour découvrir le concept, rendez-vous sur uritrottoir.com.

mercredi 4 octobre 2017

Growmore : un nouveau kit de construction au service de la végétation urbaine

Une jardinière d’un nouveau genre a été dévoilée lors de la Biennale de l’Architecture de Séoul, qui se déroule du 2 septembre au 5 novembre prochain. En effet, en plus de plans de construction accessibles à tous, la jardinière Growmore est entièrement modulable et peut être installée dans tous les types d’espaces : rue, parcs et jardins, cours d’écoles, etc.   

Une jardinière adaptable et personnalisable

La jardinière en kit Growmore est la création de deux architectes danois Sine Lindholm et Mads-Ulrik Husum. Composée de différents bacs de plantation pouvant être assemblés les uns aux autres dans diverses configurations, elle permet d’installer facilement des jardinets dans des endroits auparavant totalement dépourvus de terre et de verdure.


De Growroom à Growmore

La solution de jardinière Growmore est l’évolution de la Growroom. La Growroom était une jardinière sphérique qui avait été conçue par les deux architectes danois en collaboration avec le laboratoire d’innovation IKEA Space10. Si cette jardinière pouvait être montée en intérieur comme en extérieur, sa taille impressionnante représentait un frein à son développement.


C’est de là qu’est né Growmore, avec ses modules adaptables et assemblables à l’infini pour une intégration parfaite dans tous les types d’environnements.

Un projet qui promet de nombreux usages

Grâce à ses plans accessibles, Growmore est une solution qui pourrait vite se répandre autour du globe puisqu’elle peut contribuer à :

- la création de potagers urbains qui encourage les comportements écologiques et la convivialité entre citoyens
- l’initiation des enfants à la nature, aux plantes et au jardinage dans les écoles
- verdir les rues, les parcs et les squares, en complément des jardinières municipales, pour le bien-être des citoyens.



vendredi 28 juillet 2017

Mobilier urbain dépolluant : l’avenir des villes ?


Tout autour du globe, le constat concernant la qualité de l’air est alarmant. Entre les industries et le trafic urbain, notre environnement est de plus en plus contaminé et a des conséquences dramatiques pour notre santé. En réponse à cela, la tendance chez les fabricants de mobilier et matériaux destinés à l’espace urbain est à l’intégration d’une fonction dépolluante à leurs solutions.

Zoom sur deux d’entre elles : le City Tree de Green City Solutions et la technologie Air Clean de Breinco.

Le mur végétal City Tree



Développé par la start-up allemande Green City Solutions, ce mur végétal se compose d’un panneau vertical en mousse de 4 mètres de hauteur/3 mètres de largeur et de pieds intégrants des bancs pour les piétons.

Absorbant le dioxyde de carbone contenu dans l’air, à environ 50 mètres à la ronde, il permet de réduire de 30% la pollution. En termes d’effet, c’est l’équivalent de 275 arbres, soit 2 terrains de foot.
Le City Tree est également un outil permettant de surveiller la qualité de l’eau, le taux d’humidité ambiante ainsi que la température. Il nécessite peu d’entretien, d’autant plus qu’il est doté d’un récupérateur d’eau de pluie et d’un panneau solaire alimentant la gestion de son arrosage.

La création de Green City Solutions est aussi une réponse au problème des îlots de chaleur urbain puisqu’il contribue à faire baisser la température dans un rayon de 5 mètres autour de lui lors des épisodes de chaleur.

Si plusieurs villes telles que Berlin, Paris, Oslo ou Bruxelles ont déjà franchi le pas, le doute quant à sa démocratisation subsiste, car son prix reste assez élevé : il faut en effet compter 30 000 euros par unité.


Le site officiel : https://greencitysolutions.de/


Les pavés dépolluants Air Clean



Développé par Breinco, Air Clean est une des solutions pionnières dans le domaine des matériaux dépolluants. Fonctionnant sur le principe de la dégradation des substances nocives présentes dans l’air par photocatalyse, elle est de ce fait aussi autonettoyante.

Pour provoquer la photocatalyse et ainsi la dégradation des polluants, la composition des pavés est enrichie de dioxyde de titane, catalyseur de la réaction sous les rayons du soleil. Si la solution fonctionne grâce au soleil, une expérience menée sur une durée de 4 mois, avec une intensité lumineuse 30% plus faible que la moyenne annuelle, a démontré que les pavés étaient toujours d’une bonne efficacité, réduisant tout de même le dioxyde d’azote de 25% et le monoxyde d’azote de 41%.


Le site officiel de Breinco Air Clean : http://www.breinco.com/fr/airclean

Openspace est distributeur des pavés dépolluants de Breinco.

jeudi 15 juin 2017

La ville de Bordeaux en plein développement urbain

Les bordelais profitent d’un cadre de vie réputé pour être agréable : gastronomie régionale, accès à l’art et à l’histoire, centre-ville classé à l’Unesco, etc. Mais la ville compte bien accélérer son développement urbain en proposant à ses citoyens de nouveaux espaces.


Des écoquartiers bordelais

Deux écoquartiers, Ginko et Brazza, seront aménagés dans la ville. Ces quartiers contiendront des espaces verts, des centres commerciaux, des pistes cyclables et piétonnières et des logements neufs. De quoi propulser l’attractivité de la ville en lui donnant une allure plus verte et moderne.

Des tours de logements en bois

Reconnu pour ses qualités écologiques, le bois sera le matériau dominant dans la construction des futurs tours Hypérion et Silva. Créées par l’architecte J.P. Viguier, ces tours de 50 mètres de haut trôneront fièrement dans le quartier Belvédère comme les plus hautes tours de logements en bois du monde. Ces constructions permettront de relancer la filière locale de bois (pin des Landes et épicéa du Limousin). Des constructions telles que ces tours s’intègrent parfaitement avec la création de nouveaux parcs et jardins dans les villes.

Le quartier St Jean Belcier

Le projet du quartier St Jean Belcier, grande opération urbaine, prévoit d’aménager 145ha. Un projet de grande envergure qui pourrait bien rivaliser avec les villes de Lyon ou Marseille, arborant quelques 296 000m² de logements neufs, des commerces, des bureaux professionnels et des équipements tels que des écoles, une piscine, un centre médical ou encore une maison de l’économie créative et de la culture en Aquitaine (plus communément appelée MECA).

Un dynamisme qui affiche une véritable volonté d’innover pour la ville.

vendredi 5 mai 2017

Retour sur le Grand Prix de l’urbanisme 2017


Comme chaque année depuis 1989, le Grand Prix de l’urbanisme est décerné à une personnalité pour sa « capacité à faire avancer la discipline ». Qui a été le grand gagnant de cette année ? Retour sur cette édition 2017.

Un prix décerné depuis 1989

C’est le ministère du Logement et de l’Habitat durable qui dresse la liste des candidats pouvant prétendre à ce prix. Cette année, ce sont ainsi Jacques Lévy, géographe ; Philippe Madec, architecte et urbaniste ; Alfred Peter, paysagiste et urbaniste et enfin Pierre Veltz, ingénieur et chercheur en sciences sociales qui ont concouru.
Pour prétendre au fameux titre, les quatre candidats sélectionnés ont dû rédiger en quelque sorte leur biographie scientifique afin de définir leur action professionnelle et leurs réflexions. C’est le 26 avril dernier que le jury a rendu son verdict.

Qui a remporté le Grand Prix de l’urbanisme 2017 ?

Pour cette édition 2017, le prix a été remis à Pierre Veltz pour « son intégrité, son engagement au service de la recherche et de l’urbain ainsi que sa stature et son influence internationale » selon le jury présidé par Paul Delduc. Les trois autres candidats ont également été salués pour leur grande qualité. Pierre Veltz se verra remettre son prix lors d’une cérémonie prévue pour cet automne.

Découvrez le portrait de Pierre Veltz, vainqueur du Grand Prix de l’urbanisme de cette année.

mardi 25 avril 2017

Pourquoi choisir le vélo comme mode de transport urbain ?


Le vélo est un mode de transport qui séduit de plus en plus de villes. Fortement présent dans des villes comme Strasbourg, Copenhague, Amsterdam ou Londres, les cités investissent et croient en ce mode de transport. D’autres villes comme Vancouver ont décidé d’en faire leur objectif principal pour leur politique de transport, comme nous en parlions dans notre article. Découvrez en quoi il est bénéfique de choisir le vélo pour ses déplacements urbains !

Un moyen de transport économique

Beaucoup moins cher qu’une voiture ou qu’un scooter, le vélo a cet avantage d’être économique et accessible à toutes les bourses. Dans les villes comme Paris ou Lyon, des vélos sont en libre-service, il ne suffit que de payer un abonnement qui dépasse rarement les 30 € par an.

Des bienfaits pour la santé

Le vélo est aussi un atout pour la santé de ses utilisateurs. À Barcelone, par exemple, la mise en œuvre des vélos en libre-service aurait réduit le taux de mortalité grâce à l’augmentation de l’activité physique. Faire du sport en pédalant pour se rendre à son lieu de travail ou pour se déplacer dans la ville représente un gain certain pour la santé.


Le vélo, moyen de transport éco-friendly

Contrairement aux voitures ou bus classiques, le vélo ne rejette pas de particules ou de gaz polluants. Cet avantage convainc de nombreuses villes qui souhaitent devenir des « villes vertes » plus respectueuses de l’environnement. Des villes comme Londres misent alors sur ce moyen de transport et n’hésitent pas à investir pour améliorer leur réseau de pistes cyclables : construction d’un pont cyclable, mise en place de pistes supplémentaires et de supports pour vélos dans la ville, etc.

À vos pédales !

jeudi 23 mars 2017

L’influence de l’éclairage urbain sur nos villes et nos vies

La majorité d’entre nous ne s’interroge jamais à son sujet, car il fait partie de notre environnement depuis toujours et semble naturel, pourtant, l’éclairage urbain joue un rôle fondamental dans l’organisation de nos villes et de nos vies. La nuit occupant 50% du temps, nous serions privés, sans lui, de l’un de nos sens les plus importants. Au-delà de l’orientation, les lampadaires et l’ensemble des autres sources de lumière artificielle contribuent également à notre sécurité et jouent un rôle dans notre perception des territoires.


Visibilité, sécurité et divertissement

L’être humain a un besoin vital de la lumière pour survivre. Lui servant à s’orienter, aussi bien dans l’espace que dans le temps, elle influence également son comportement. Il est bien connu que les personnes mal intentionnées préfèrent agir de nuit, car elles seront moins visibles et plus difficilement identifiables. C’est ainsi qu’au XVIIème siècle, un lieutenant de police du nom de Nicolas de la Reynie eut l’idée d’installer des lanternes dans les rues de Paris.

L’éclairage urbain joue donc un rôle dans la sécurité des citoyens. Pour preuve, la ville de Medellín en Colombie, tristement connue pour son trafic de cocaïne et ses gangs, a réussi à diminuer son taux de criminalité par le simple ajout de lampadaires dans ses espaces publics.

En France, comme à l’étranger, la lumière est également une composante de la politique culturelle et sociale des villes. Montréal s’est par exemple parée de nombreux mobiliers urbains lumineux pour inviter les habitants à profiter et échanger davantage dans les espaces publics extérieurs mis à leur disposition. En France, nous connaissons tous la portée artistique et culturelle qu’ont les événements de la Fêtes des Lumières de Lyon ou les Nuits Blanches de Paris.

La luminosité fait ainsi l’objet de véritable politique de la part des villes puisqu’elle révèle les territoires et influence notre perception des lieux.  

Approfondir le sujet

Si la question de l’éclairage urbain et de son impact sur la ville et ses citoyens vous intéresse, nous ne pouvons que vous recommander cette réflexion complète portée par le blog « Demain la ville ». La lumière comme source d’émotion, boussole urbaine ou outil d’aménagement urbain : http://www.demainlaville.com/lumiere-faconne-t-nos-villes/

mardi 7 février 2017

Le vert sera la couleur de Vancouver d’ici 2020


Gregor Robertson, le maire de la ville de Vancouver depuis fin 2008, s’est fixé un objectif : faire de la ville canadienne la ville la plus verte qu’il soit. La « ville verte » est un concept qui attire et sensibilise de plus en plus de cités, le plus souvent dans les pays nordiques : la ville de Reykjavik en Islande figure également dans le classement des villes vertes avec son utilisation d’énergies géothermiques et hydroélectriques pour répondre à ses besoins d’énergie.

Vancouver, qui compte plus de 600 000 habitants, poursuit sa quête de verdure pour détrôner Copenhague et San Francisco.

Comme le cite le site de Challenges, la ville s’est vue décernée de nombreuses récompenses pour sa qualité de vie depuis 4 ans : « Capitale mondiale d’Une heure pour la Terre » par le WWF, « Économie la plus dynamique du Canada », « 3e ville la plus agréable à vivre », etc. Le travail des Canadiens pour rendre cette ville agréable et écologique paie. La ville a surtout obtenu le prix de « 3e cité la plus verte » du monde dans le classement Siemens – The Economist. L’acteur désormais connu pour son engagement écologique, Leonardo Di Caprio, a même vanté à plusieurs reprises les mérites de la ville.


Objectif : abandonner la voiture en ville

Étant une des villes les plus embouteillées du Canada, Vancouver se fixe comme premier objectif de réduire l’utilisation des voitures au profit de modes transports éco-friendly : bus électrique, métro, vélo (avec une longueur totale de piste cyclable de 275 kilomètres aujourd’hui) ainsi que voitures électriques (avec l’installation de 200 bornes pour voitures électriques en mars 2016). D’autres projets comme la récupération intelligente des eaux usées permettent de chauffer 7000 foyers.

Des chiffres prometteurs


Depuis les projets verts de Vancouver, L’Express annonce que le trajet en kilomètres en voiture et par habitant a baissé de 21% ; 37000 arbres sur 150000 prévus ont déjà été plantés sur les avenues ainsi que dans les parcs et jardins et la moitié des trajets en villes se font aujourd’hui en vélo… Des résultats encourageants qui avaient permis de passer une année 2014 sans aucun jour de pic de pollution.

vendredi 13 janvier 2017

Exposition interactive et participative : Inventez la ville dont vous êtes le héros !

La ville est une entité vivante et dynamique, qui ne cesse d’évoluer. C’est à partir de ce constat que l’exposition « Inventez la ville dont vous êtes le héros » entend interroger le public sur sa perception de la ville et de son futur du 7 février au 27 août 2017 au Quai des Savoirs de Toulouse.

Dans le cadre de cet événement, le public est également invité à contribuer en envoyant une photographie prise par lui-même et résumant sa vision de la ville.


L’exposition

L’exposition entend questionner notre point de vue sur la ville, ce qui la fait et ceux qui la font. Mais également son avenir et ses perspectives d’évolution. Une question particulièrement d’actualité à l’heure où l’on ne cesse de parler de la smart-city.

Une expérience basée sur le partage  

Dans cette exposition interactive et participative, le public est ainsi amené à partager ses propres photos à propos de découvertes marquantes ou insolites qu’il a pu faire au cours de ses voyages dans les différentes villes du monde : de la mégalopole au petit village.

L’objectif est de partager la photo qui symbolise le plus, pour soi, la ville telle qu’elle devrait être (ou ne pas être) : un immeuble à l’architecture surprenante, un espace aménagé de façon harmonieuse avec du mobilier urbain, un transport en commun avant-gardiste ou encore de l’art urbain tel que le graffiti ou la danse de rue, etc.


Pour participer, il suffit de poster sa photo accompagnée d’un commentaire à cette adresse : http://science-animation.fr/ville/index.php

vendredi 16 décembre 2016

Des toilettes publiques innovantes

Le 19 novembre se déroulait comme tous les ans, la journée mondiale des toilettes. Cette journée organisée par l’ONU a pour but de sensibiliser aux problèmes sanitaires, et plus particulièrement ceux que rencontrent les pays en voie de développement. En effet, aujourd’hui encore, plus de 2.4 milliards de personnes vivent sans toilettes.

Si en France, les logements avec toilettes sont la norme, nous avons aussi la chance de bénéficier d’un grand réseau de WC publics qui assure le confort de tous et préserve la salubrité de nos rues.  Pourtant, si l’on en croit le sondage «Hygiene Matters» de SCA (partenaire de la Croix-Rouge française) réalisé à l'occasion de cette journée mondiale, près de 46% des Français jugent leur état déplorable et les évitent tant que possible.

Afin de répondre à cette problématique, différentes solutions sont utilisées par les villes françaises, mais aussi étrangères :

Les WC publics Urilift

Source: http://www.igyaan.in/127307/uriliftl-in-perth-australia/

Venues du Danemark, ces toilettes publiques ont la particularité de sortir du sol le soir venu et de disparaître au petit matin. L’objectif de ce mobilier urbain est d’offrir davantage de lieux de commodités accessibles au public dans les quartiers ayant une forte activité nocturne, résolvant les problèmes d’hygiène causés par les nombreux fêtards qui se soulageaient auparavant entre les voitures ou à l’angle des bâtiments, importunant les riverains au petit matin.

Les Uritrottoirs

Source : http://www.uritrottoir.com/ 

Ayant plus l’apparence d’une jardinière que d’un WC, l’Uritrottoir est une nouvelle sorte d’urinoir permettant à la fois de lutter contre les « épanchements sauvages » et leurs conséquences tout en créant du compost qui sert à faire fleurir la jardinière. Séduite par ce concept qui permet de supprimer les odeurs tout en apportant de la verdure, la ville de Paris a décidé d’en installer aux abords de la gare de Lyon. 


Les toilettes high-tech de Lausanne, Suisse

Crédits : Olivier Wavre

Pour rassurer les citoyens et les inviter à réutiliser en toute confiance les toilettes publiques mises à disposition, la ville de Lausanne a investi dans des WC aux parois vitrées et équipés d’une technologie LCD. Les toilettes sont ainsi transparentes lorsqu’elles ne sont pas occupées et leurs vitrages se teintent durant 10 minutes, le temps de l’utilisation. L’objectif de ce concept de transparence est de montrer aux citoyens la propreté de ces toilettes et l’absence de drogués.

mercredi 16 novembre 2016

Wikiblock : La construction de mobilier urbain éphémère à portée de tous

Dans un article publié le 15 novembre 2016, le site Lumières de la Ville nous apprend la création du concept Wikiblock à Dallas, Texas aux États-Unis. Celui-ci permettrait de rendre la construction de mobilier urbain accessible aux citoyens afin qu’ils interviennent eux-mêmes dans l’aménagement et l’animation de leur quartier. Quel est le fonctionnement de ce projet ?


Imprimer puis construire son mobilier urbain


Wikiblock est une base de données en ligne, accessible à tous, qui regroupe les patrons de différentes pièces de mobiliers urbains : des chaises et bancs aux tables en passant par une bibliothèque ou encore un mini-kiosque pour la vente de café/journaux/fleurs, etc.

Une fois téléchargé, le patron doit être imprimé sur du contre-plaqué puis découpé à l’aide d’une machine de découpe assistée par ordinateur. Pour cette étape de l’opération, Wikiblock invite les citoyens à se rendre dans le « makerspace » le plus proche de chez eux (un concept d’atelier équipé de machines de fabrication numérique, accessible par tous et de plus en plus populaire aux États-Unis).



Il ne reste alors plus qu’à assembler l’ensemble des pièces fraichement découpées pour disposer d’un mobilier urbain flambant neuf. L’avantage du concept Wikiblock réside dans la facilité de montage qui se fait la plupart du temps par simple emboitage, sans qu’il n’y ai besoin de colle ou de clous.  


Un mobilier éphémère pour des quartiers conviviaux


Bien que Wikiblock propose une solution de mobilier urbain gratuite et simple à réaliser, celle-ci n’a aucune intention de concurrencer les fabricants professionnels. En effet, de par sa nature éphémère, le mobilier urbain Wikiblock a pour seul objectif d’encourager les citoyens à sortir de chez eux et aller à la rencontre des autres en s’investissant pour leur ville et leur quartier.



Le mobilier urbain Wikiblock peut également servir de test en vue de l’aménagement d’espaces avec du véritable mobilier durable.


mardi 11 octobre 2016

Connaissez-vous le Parking Day ?

En France comme dans de nombreux pays, le vendredi 16 septembre et le week-end qui a suivi ont été l’occasion de célébrer le Parking Day : un évènement innovant durant lequel des places de parking sont occupées pour être transformées en espaces verts et conviviaux. Quels sont les objectifs de cette journée ?


La réappropriation de l’espace public


Chaque année depuis 2010, le 3ème weekend de septembre est synonyme de Parking Day. D’une envergure internationale et gagnant de plus en plus de villes, le Parking Day est l’occasion pour les citoyens de transformer de façon éphémère des places de parking payantes en zones de détente et de rencontre : parcs avec pelouse et arbres, stands de jeux ou de réparation de vélo, stand de produits locaux et bio ou encore installations artistiques sont ainsi au programme.

L’objectif de cette journée singulière est d’inviter les citoyens à se réapproprier l’espace public, leur révéler l’environnement dans lequel ils évoluent quotidiennement sous un angle nouveau et positif. Encourageant la vision d’une ville durable, le Parking Day offre une occasion de se retrouver et d’échanger de façon conviviale.


Naissance du concept


Cet événement mondial a vu le jour à San Francisco en 2005. À l’époque, l’agence de design Rebar avait transformé durant 2h (soit la durée moyenne d’utilisation d’une place par un véhicule) une place de parking en parc public avec pelouse et autres arbustes.

Les photos de l’opération ayant fait le buzz, l’agence s’est par la suite décidée à créer un « mode d’emploi » pour encourager les citoyens et associations à entreprendre ce type d’initiative. C’est ainsi qu’est né le « Parking Day ».

Concernant la France, l’événement s’est déroulé pour la 1ère fois en 2010 grâce à l’agence Dédale qui a développé le concept à Paris et inspiré les citoyens de toutes les villes à faire de même.


Pour en savoir plus sur les éditions françaises, rendez-vous sur : www.parkingday.fr

vendredi 9 septembre 2016

Îlot de chaleur urbain : comment les villes luttent-elles contre ce phénomène ?

De nombreux citadins ont pu encore s’en apercevoir cet été lors des épisodes de canicules, les îlots de chaleur urbain sont un véritable problème pour les villes du fait de leurs conséquences néfastes sur notre santé. Quelles solutions existe-t-il pour lutter contre leur formation ?



Îlot de chaleur urbain : qu’est-ce que c’est ?


L’îlot de chaleur urbain est une zone urbanisée dans laquelle règne un microclimat avec des températures plus élevées que dans les espaces environnants. Cette différence de température est provoquée par le bâti et le sol qui absorbent l’énergie solaire durant la journée du fait de leur constitution minérale avant de la restituer durant la nuit. Ainsi, les températures ne baissent plus et l’îlot de chaleur se créer.

Quelles solutions ?


Actuellement, 3 solutions sont réellement efficaces pour lutter contre les îlots de chaleur urbains.

La peinture blanche et autres matériaux réfléchissants pour les toits et façades




La peinture blanche présente un albédo de 0.50 à 0.90 (indice de réflexion des surfaces dont la valeur s’exprime entre 0 et 1. 1 signifiant que l’énergie lumineuse est totalement renvoyée).

De grandes villes telles que New York ont lancé des campagnes pour repeindre le maximum de toitures en blanc afin de réfléchir suffisamment l’énergie solaire et éviter son absorption.

L’eau




Par son évaporation, l’eau permet de rafraîchir l’air et donc de lutter contre les îlots de chaleur. L’idéal est ainsi de multiplier les points d’eau dans les zones urbaines à forte densité. L’écoquartier de La Confluence à Lyon est un excellent exemple avec sa place nautique et sa situation en bord de Saône. Autre moyen mis en œuvre par les villes, l’évacuation des eaux de pluie en surface (bien que celle-ci finit bien souvent par s’engouffrer dans les bouches d’égout avant même de s’être évaporée).

La végétation




La végétation est un outil majeur pour les villes dans la lutte contre les îlots de chaleur. C’est pourquoi des grandes métropoles telles que Barcelone créent et développent de nombreuses zones vertes. Herbes, arbustes, arbres, ils peuvent faire perdre jusqu’à 6°C.

Toutefois, la place disponible en centre-ville n’étant pas illimitée, il est parfois nécessaire de sacrifier des espaces de stationnement et autres voies dédiées aux voitures, ce qui relance le débat sur la place de la voiture dans les villes d’aujourd’hui.

Nous pouvons aussi évoquer les toitures végétales, qui bien qu’elles ne soient pas la solution la plus efficace, contribuent tout de même à la lutte contre les îlots de chaleur par effet de chaine. En effet, elles protègent les occupants du bâti qui utilisent alors moins leur climatisation (cet appareil étant connu pour rejeter de la chaleur à l’extérieur, participant à la formation des îlots de chaleur).  

mardi 9 août 2016

Canapé : la solution pour une ville plus confortable et conviviale ?

Comme le souligne dans un de ses articles l’auteure du blog « Le Bug urbain », l’espace public n’est pas seulement un lieu de circulation mais un espace où il nous est possible de nous arrêter, nous rencontrer et échanger. Si le caractère convivial du banc n’est plus à démontrer, nous pouvons déplorer le manque de confort de certains modèles ainsi que son absence de certains espaces de nos villes qui peuvent nuire à l’appropriation de l’espace public par les citoyens.

Et si nous enrichissions la palette de mobilier urbain mise à disposition des aménageurs avec le canapé ? Aussi insolite que cette idée puisse paraitre, quelques expériences ont démontrées qu’il pouvait contribuer de manière importante au confort des citoyens et à la convivialité de nos rues. 3 exemples pour vous le démontrer :


FreeConvo experience


Apparue pour la première fois au Washington Square à New York en 2013, la Free Conversation Experience avait pour objectif d’inviter des citoyens de tout horizon à venir s’assoir dans des canapés mis à leur disposition pour se rencontrer, discuter/débattre sur des sujets aussi variés que le sport, la politique ou la télévision ou encore jouer de la musique.

Fort de son succès, l’initiative s’est exportée dans les capitales du monde entier, dont Paris.





Un canapé à Orléans


Toujours en 2013. Tombé par hasard sur un vieux canapé abandonné dans une rue d’Orléans, un photographe a eu l’idée d’inviter les passants à poser dessus pour une photo souvenir. Avec près de 100 photos prises au terme de la journée, une page Facebook a été créée afin de les regrouper.
Face à l’engouement rencontré pour cette page et son concept, d’autres séances de shooting ont été organisées à la demande des citoyens orléanais. La page compte actuellement plus de 750 fans.



Le réaménagement des abris-bus parisiens par IKEA


Lors d’une campagne de publicité innovante en 2010 à Paris, le géant du mobilier IKEA a remplacé le banc de 12 abris-bus par des exemplaires de ses canapés. Les citoyens avaient ainsi la possibilité d’attendre le bus assis confortablement dans un canapé !


mardi 19 juillet 2016

Le Yarn-Bombing envahit nos rues !

Pratique venue des États-Unis, le Yarn-Bombing trouve de plus en plus d’adeptes dans nos villes. Du nord au sud, nombreuses sont les initiatives qui voient le jour. Organisée par la municipalité ou parfois par des citoyens de manière indépendante, cette nouvelle mode du « tricot urbain » permet à nos rues de se parer de milles couleurs.

Yarn-Bombing : qu’est-ce que c’est ?


Aussi appelé « Tricot graffiti », le Yarn-Bombing consiste à habiller le mobilier urbain ou tout autre élément présent sur l’espace public de tricots colorés faits sur mesure. Il est ainsi possible d’en retrouver sur des bornes, des plots, des bancs, mais également sur des barrières, des arbres, des sculptures ou encore sur des vélos abandonnés.

Née dans la ville de Houston aux États-Unis après qu’une commerçante ait eu l’idée d’habiller la poignée de porte de son commerce avec de la laine, l’idée a rapidement séduit en Europe et c’est ainsi que l’on y recense nombre d’actions de Yarn-Bombing, de l’Angleterre à la Pologne en passant par la France.


Convivialité/échanges citoyens et appropriation de l’espace public


Si le monde du graffiti rassemble majoritairement des pratiquants masculins ayant moins de 35 ans, celui du Yarn-Bombing compte un bien plus grand nombre de participants féminins. Il semble par ailleurs qu’il n’y ait pas non plus de limite d’âge puisqu’il suffit de lire quelques articles dans les journaux locaux pour s’apercevoir que les Yarn-Bombers ont des profils très différents : des écoliers de 10 ans aux retraités de plus de 70 ans.

Cette diversité est un des atouts principaux du Yarn-Bombing qui favorise l’échange entre les citoyens : des associations et clubs se créant pour encourager ce type d’initiative. À cela s’ajoute l’appropriation de l’espace public par les citoyens et l’apport de couleur qui dynamise les rues.


Est-ce légal ?



Cousin du graffiti, le Yarn-Bombing est illégal lorsque celui-ci n’a pas été expressément commandé par les pouvoirs publics. Parmi les villes et villages l’ayant déjà adopté par le passé, nous pouvons citer : Angers (49), Mulhouse (68), Évry (91), Montbard (21) ou Esbly (77).

mardi 21 juin 2016

Quand les cabines téléphoniques étaient occupées ... par des poissons !

Incontournable il y a encore 10 ans, la cabine téléphonique a peu à peu été mise de côté tandis que le téléphone mobile gagnait du terrain. Alors qu’Orange devrait avoir retiré l’ensemble de ses cabines d’ici la fin de l’année 2017, nous vous proposons de revenir sur une initiative créative qui avait redonné un nouveau souffle à quelques-unes de ces cabines sur le déclin : les cabines téléphoniques aquarium par Benedetto Bufalino & Benoit Deseille.

« Phone Booth Aquarium »


Avec un nom on ne peut plus explicite, ce projet est né de l’esprit de l’artiste Benedetto Bufalino et du designer Benoit Deseille à l’occasion de la Fête des Lumières qui se déroule chaque année autour du 8 décembre dans la ville de Lyon.

L’objectif était simple : redonner vie et illuminer ces cabines délaissées par le public. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la solution pour parvenir à ce but ne manque pas d’originalité. Ils ont ainsi étanchéifié et rempli d’eau de mer une cabine pour la transformer en aquarium peuplé de poissons colorés.

Face au succès de cette première installation, les deux hommes ont décidé de remettre ça avec l’implantation de nouvelles installations à Biarritz et Port Louis à l’Ile Maurice en 2009 puis à Gand en Belgique en 2011.

Comme vous le constaterez sur les visuels suivants, l’effet de ces cabines sur les passants n’avait pas perdu de son efficacité !





jeudi 19 mai 2016

Quand la ville s’adapte aux nouvelles pratiques : l’exemple du smartphone

Reflet de nos activités, la ville ne cesse d’évoluer pour assurer notre confort et notre sécurité.

À l’heure où l’on parle de plus en plus du mobilier urbain connecté avec lequel nous pourrons bientôt interagir à partir de nos smartphones, tablettes et ordinateurs, il est intéressant de s’interroger sur les aménagements qui devront être fait et les dispositions qui devront être prises concernant l’usage de ces technologies lors de nos déplacements.

En effet, l’usage des portables et autres tablettes en marchant crée un phénomène appelé « cécité d’inattention ». Le piéton est ainsi « aveuglé » car hypnotisé par son écran et perd conscience de son environnement et des dangers qu’il encourt durant son trajet.



Pour preuve, rien qu’en France, des études démontrent que 53% des Français utilisent leur smartphone en traversant la route et que ce pourcentage atteint 85% chez les jeunes adultes de 18 à 24 ans.

Voici donc deux exemples de dispositions récemment mises en place dans le monde face à ce problème et qui devraient très certainement être suivies par de nouvelles dans les prochaines années :

Les avertisseurs lumineux d’Augsbourg


Suite au décès d’une jeune femme à Munich, percutée par un tramway (qu’elle n’avait pas vu/entendu, car absorbée par la musique de ses écouteurs), la ville d’Augsbourg en Allemagne a fait installer des feux de signalisation d’un nouveau genre.

En effet, ceux-ci sont placés directement au sol au niveau des passages piétons afin d’attirer l’attention des utilisateurs de smartphones.

Si cette mesure a été saluée par la presse et les réseaux sociaux, il reste maintenant à surveiller ses résultats pour se rendre de sa réelle efficacité.

Les voies piétonnes réservées aux smartphones de Chongqing


Afin de gérer les flux et éviter les collisions entre les piétons qui font du lèche-vitrine et les piétons-utilisateurs de smartphones, la ville de Chongqing en Chine a décidé de séparer les trottoirs en deux voies : une pour piéton « vigilant » (comprendre, avec son smartphone rangé dans la poche) et une autre pour utilisateur de smartphone, qui peut ainsi poursuivre ses appels, sms et autres parties de candy crush sans être inquiété de percuter quelqu’un.


Mais à l’heure où tout est entrepris pour faire de la ville une zone d’échange et de partage, cette mesure de séparation ne va-t-elle pas à l’encontre de ces principes ?