mercredi 1 juillet 2015

Paysage urbain et publicité : quand les villes agissent pour leur espace public

Alors que la publicité est omniprésente dans l’environnement urbain et qu’un citoyen verrait en moyenne de 350 à plus de 15 000 messages publicitaires par jour, des voix s’élèvent pour dénoncer une « pollution de l’espace public » tandis que d’autres encouragent cette forme de communication qui peut offrir aux communes un revenu supplémentaire non négligeable. C’est ainsi que certaines villes ont pris les devants et changer les règles sur leur territoire afin garantir « l’intégrité de leur paysage ». Quelles sont ces villes ?


Grenoble, ville sans publicité


Dans la droite lignée de Forcalquier, commune des Alpes de Haute-Provence qui a été la première à bannir la publicité de ses rues en France, Grenoble avait fait parler d’elle à la fin de l’année 2014 avec sa volonté de faire disparaître quelque 326 panneaux de l’espace public. La ville souhaitant remplacer ses 2051 mètres d’affichage par la plantation de plus de 50 arbres et des panneaux au service de l’affichage associatif et culturel.

Par cette action, Grenoble devient la première grande ville d’Europe à prendre une telle décision. Quelques années auparavant en Amérique du Sud, la ville de São Paulo avait elle aussi faire parler d’elle avec son texte de loi pour « lutter contre la pollution visuelle » qui obligeait le démantèlement de tous les panneaux publicitaires de la ville. À savoir qu’une étude menée 5 ans plus tard dévoilait que 70% des habitants de la ville approuvaient cette mesure, la trouvant bénéfique pour son image.

Metz et Bordeaux partis pour faire de même


Afin d’harmoniser l’exposition publicitaire au sein de la Communauté Urbaine de Bordeaux, les célèbres panneaux d’affichage « 4x3 » disparaîtront du paysage bordelais à partir de juillet 2015. Pendant ce même temps, la ville de Metz en pleine réflexion s’est donné une période d’un an afin de réaliser des audits techniques, des réunions et des consultations publiques et déterminer quelle décision adopter concernant l’affichage de la publicité sur le territoire de la commune.

mercredi 3 juin 2015

La fin des cadenas d’amour à Paris

Les amoureux devront bientôt trouver un nouvel endroit pour sceller leur amour puisqu'à Paris, le Ponts des Arts est en train de faire peau neuve et de se débarrasser des 45 Tonnes de cadenas qui occupaient ses barrières et menaçaient la stabilité de la structure.

Du street-art en attendant les panneaux vitrés


La mue du Pont des Arts ayant déjà débuté, les cadenas laisseront bientôt place à une exposition de street-art à ciel ouvert avant d’être remplacés définitivement à l’automne par des parois vitrées qui permettront à la construction de ne pas crouler sous le poids de tant d’amour.


Les 4 artistes sélectionnés pour l’occasion - Jace, El Seed, Brusk et Pantonio – offriront leur vision de la ville romantique sur plus de 150 mètres de frises.

L’arbre à cadenas : la solution ?


Afin que la réputation de ville romantique de Paris ne soit pas entachée, un joaillier de la Place Vendôme propose qu’un arbre à cadenas soit installé à l’entrée du pont des Arts afin que les couples puissent continuer d’affluer de tous les pays du monde pour venir sceller leur amour.

Créé par l’artiste Marcel Sénéchal, l’arbre à cadenas est une œuvre de plus de 2 mètres représentant un saule pleureur. Des chaines pendant le long de ses branches, elles pourraient accueillir le poids de plus d’un millier de cadenas. Une fois les chaines pleines, celles-ci  n'auraient qu’à être remplacées.


L’idée sera-t-elle retenue par la Mairie de Paris ? 

jeudi 7 mai 2015

Le pont végétal : le futur des espaces verts urbains ?

Tandis qu’une étude, commandée par la mairie de Paris, démontre que la capitale se doit de laisser davantage de place à la verdure pour se développer et devenir la smart city qu’elle rêve d’être, différents projets de ponts végétaux sont évoqués dans les villes de Londres, New-York ou encore Washington. Ce type d’infrastructure pourrait-il être la solution pour rétablir l’équilibre entre béton et verdure en ville ?


La construction de parcs « offshore »


L’agence de l’architecte anglais Thomas Heatherwick travaille actuellement sur les plans de deux projets de parcs dits « offshore » en Angleterre et aux États-Unis. À Londres, le pont traverserait la Tamise et relirait le sud de la ville au nord. Les Londoniens pourraient alors traverser une forêt de plus de 400 mètres de long. A New-York, une plate-forme surplomberait l’Hudson River et offrirait un immense espace vert accompagné d’installations telles qu’un amphithéâtre de plus de 800 places pour profiter du plein air tout en oubliant que l’on se trouve encore au milieu de la ville.

Ces projets colossaux demandant d’énormes investissements, ils sont soutenus de part et d’autre de l’atlantique par de grandes fortunes. Hélas, il n’est pas sûr qu’il soit possible de trouver suffisamment de mécènes pour chaque projet de pont au cas où la pratique se démocratiserait dans les villes de plus petite envergure. Il existe alors une alternative, celle que la ville de Washington a choisi pour espérer aménager un nouvel espace vert sur son territoire : la réhabilitation de vieux ponts en parcs et jardins.

Le Bridge Park, un pont en plein métamorphose


Capitale des États-Unis, Washington possède 3 fois plus d’espaces verts par habitant que New-York. Se trouvant dans une situation où elle devait décider du sort d’un vieux pont routier, la ville à eu la bonne idée d’organiser un concours pour assurer la reconversion du pont en espace vert.
Pour un projet d’environ 25 millions d’euros, un espace vert grand comme trois terrains de football américain pourrait voir le jour en plein cœur de Washington !


Le même type de projet verra-t-il le jour en France ? Et quelle ville sera pionnière dans ce domaine ? 

jeudi 23 avril 2015

Votez pour les Trophées de l'Accessibilité 2015

La phase finale de la 5ème édition des Trophées de l'Accessibilité est actuellement en cours et vous avez encore jusqu’au 30 avril pour voter et décider des projets lauréats pour cette année 2015 !


Le principe des Trophées de l’Accessibilité 2015


Créés en 2010 à l’initiative de l’Association « Accès pour tous » avec l’aide de partenaires engagés, les Trophées de l’Accessibilité récompensent les réalisations qui apportent une véritable réponse à ce problème de société qui est l’Accessibilité : ceux qui trouvent des solutions et apportent davantage d’autonomie à tous.

Cette démarche a pour objectif de motiver et mobiliser les acteurs qui ont le pouvoir de faire avancer l’accessibilité en France en portant à leur connaissances les projets les plus ambitieux et les plus encourageant pour un espace public entièrement accessible.

Comment voter ?


Aujourd’hui, plusieurs projets-candidats sont en compétition dans 5 catégories distinctes. Votez pour le dossier que vous estimez être le meilleur dans chacune de ces catégories :

Tourisme & Handicap
Tourisme & Handicap – Petites structures touristiques
Accessibilité Cadre de vie
Accessibilité Diversité et Vivre-ensemble
Conseil d'enfants et de jeunes

Vous avez encore jusqu’au 30 avril pour voter et encourager l’Accessibilité sur :

lundi 20 avril 2015

Urban Scope : Voir la ville sous un nouveau jour !

Les architectes João Pestana and Luis Caldeira (Projecto Cosimo) ont mis au point un élément de mobilier urbain innovant qui invite les citoyens à redécouvrir leur ville avec un nouveau regard : l’Urban Scope.

Souligner la beauté de l’espace public


Dans un espace vaste et fortement aménagé, notre perspective de vue influence notre appréciation de l’environnement et peut nous faire rater certaines scènes : la beauté d’un monument, le charme d’un jardin, l’harmonie des lignes d’un bâtiment.

L’Urban Scope agit comme un repère, invitant le citoyen à regarder par sa lunette pour découvrir un lieu sous son meilleur jour, tel une carte postale. Véritable outil touristique, il fournit des informations sur le site/oeuvre observé grâce à un texte imprimé sur son pied.

L'Urban Scope par Projecto Cosimo
L'Urban Scope par Projecto Cosimo
Pour en savoir plus, nous vous recommandons cet article (en anglais) de DesignBoom.

vendredi 6 mars 2015

Revêtement de sol dépolluant : l’avenir de la ville ?

Breinco, le partenaire d’Openspace, est à l’origine de la technologie Air Clean. S’intégrant directement dans le béton, elle permet d’obtenir des revêtements de sol aux propriétés dépolluantes grâce au procédé de la photocatalyse. Découvrez les atouts des revêtements de sol photocatalytiques !

Lutter contre la pollution grâce à la photocatalyse


Se produisant grâce aux radiations des rayons du soleil, la photocatalyse décompose les agents nocifs présents dans l’air par oxydation.  Air Clean permet ainsi de supprimer jusqu’à 30 fois plus rapidement les substances polluantes contenues dans l’air.

Un revêtement de sol autonettoyant


La photocatalyse bénéficie aussi à l’entretien des sols puisqu’elle désagrège les matériaux huileux et graisseux habituellement responsables de la fixation des salissures sur leur surface. Les tâches n’adhérant pas, elles ne provoquent donc aucune décoloration du revêtement. Ce procédé est aussi biocide puisqu’il empêche la formation des mousses et autres champignons tout en supprimant les bactéries et virus.

Une solution d’avenir


C’est une véritable alternative qui est proposée aux environnements urbains puisque la technologie Air clean est une solution durable : elle fait partie intégrante du béton et y adhère à vie. Aussi, le phénomène d’oxydation des substances polluantes produit du nitrate, nutriment essentiel aux plantes, ce qui en fait une option de choix pour les espaces verts, parcs et jardins.

vendredi 16 janvier 2015

Problème d’accessibilité à Landerneau

A Landerneau en Bretagne, l’aménagement d’un parc urbain pose problème aux déficients visuels et révèle les lacunes de la loi sur l’accessibilité.

Cette photographie ne représente pas la promenade dont il est question dans ce billet.


Problème sur la promenade


Alors que de nombreux citoyens peuvent profiter pleinement de la promenade du parc urbain de Landerneau, il n’en est pas de même pour les personnes atteintes d’un handicap visuel. Bruno Quellec, responsable du service accessibilité de l’IPIDV (Initiative pour l’inclusion des déficients visuels), explique qu’il n’y a pas assez de contraste entre la bande principale accueillant les promeneurs et les bandes situées de chaque côté qui la délimite. Ainsi, les personnes aveugles et malvoyantes ne peuvent s’orienter correctement, ce qui est plutôt problématique lorsque l’on sait que la rivière est toute proche.

Le mobilier urbain au service de l’accessibilité


Les associations sur place demande ainsi l’ajout d’une fine bande de 2 cm de largeur de chaque côté de la promenade afin que les personnes atteintes d’un handicap visuel puisse se repérer. Ceci aurait pu être évité si du mobilier urbain avait été prévu lors de l’aménagement pour délimiter la zone et gérer les flux. Il existe ainsi des pièces de mobilier urbain spécialement conçues pour guider les personnes malvoyantes et leur signaler d’éventuelles sources de danger à travers l’espace public : les clous podotactiles.

Une législation floue quant aux déficients visuels


Ces petites bandes de repérage seront finalement installées mais il est dommage que de tels aménagements n’aient pas été prévus dès la conception du projet. Cet oubli démontre à quel point la loi de 2005 concernant l’accessibilité des lieux publics reste insuffisante concernant les dispositions à prévoir pour l’accessibilité des personnes aveugles et malvoyantes.