mercredi 8 octobre 2014

Une nouvelle ordonnance pour encadrer le report de la loi sur l’Accessibilité

Le 27 septembre dernier est paru au Journal Officiel l’ordonnance « Ad’ap » visant à encadrer le report des délais d’application de la loi sur l’accessibilité. Les ERP auront de 3 à 9 ans pour se mettre en conformité avec la loi sous peine de sanctions pénales.


Les ERP en retard


Établi 10 ans plus tôt, le délai prévu de mises aux normes des ERP concernant l’accessibilité des personnes handicapées devait prendre fin au 1er janvier 2015. Mais face au faible nombre d’établissements publics et privés ayant effectués les aménagements nécessaires (environ 40%), une nouvelle ordonnance a vu le jour, le 27 septembre 2014, afin d’accompagner les « mauvais élèves ».

Un agenda d’Accessibilité programmé


Les établissements recevant du public qui ne se seraient pas encore mis en conformité avec la loi sur l’Accessibilité devront donc s’engager à effectuer les travaux requis à travers un agenda d’accessibilité programmé (aussi appelé « Ad’ap ») qu’ils déposeront en mairie ou en préfecture. Le temps qui leur sera imparti à cet effet, de 3 à 9 ans, dépendra de leur taille ainsi que de leur santé financière.

Un assouplissement des dispositions


Le faible nombre d’ERP respectant les nouvelles normes établies en matière d’Accessibilité s’explique par les coûts que représentent de tels travaux. Ainsi, pour accompagner et faciliter cette transition, des mesures ont été assouplies, ce que regrettent les associations de personnes handicapées qui dénoncent un grave recul par rapport aux ambitions du projet initial de 2005.

lundi 1 septembre 2014

Les PMR se mobilisent contre le report de la loi sur l’accessibilité

Initialement prévu jusqu’au 1er janvier 2015, le délai d’application de la loi sur l’accessibilité des ERP a été une nouvelle fois reporté. Les associations de personnes atteintes de handicaps sont en colère et s’organisent face à cela.

Une campagne pour faire réagir


Le collectif « Non au report » a lancé au printemps un tumblr qui regroupe des photos de personnes handicapées posant avec des slogans tels que « Je veux pouvoir vivre comme tout le monde » ou « Je veux pouvoir aller partout dans mon école ». Les nombreux clichés  de ces enfants, personnes âgées et adultes atteints de handicaps divers sont devenus un véritable moyen de lutte pour faire valoir leur droit à l’accessibilité et à l’égalité.

Si vous souhaitez participer ou partager ce projet, rendez-vous sur nonaureport.tumblr.com

L’initiative de 13accessible


Toutes les infrastructures n’étant pas accessibles à tous, un site regroupant les endroits adaptés aux personnes à mobilité réduite a vu le jour il y a maintenant plus d’un an. Centrer sur les Bouches-du-Rhône et plus particulièrement sur Marseille, le site dévoile sur une carte les différents lieux et itinéraires accessibles pour les PMR : bars-restaurants, magasins, établissements de santé, mobiliers urbains, etc. Le site étant participatif, tout le monde peut s’inscrire et ajouter des lieux n’y figurant pas encore. Bien sûr, les informations sont contrôlées et supprimées si elles se révèlent fausses. Pratique et ergonomique, une application iphone est en train de voir le jour, tout comme une version pour les personnes mal/non-voyantes et les anglophones.


Découvrez le site sur 13accessible.com 

mercredi 13 août 2014

Pay & Sit : Un banc qui a du piquant !

En 2008, l’artiste allemand Fabian Brunsing installait dans un parc berlinois un banc un peu particulier.  


PAY & SIT: the private bench (HD) from Fabian Brunsing on Vimeo.


Attention aux piques


Alors que certains inventent des bancs ultra-connectés ou des bancs se transformant en abri, d’autres inventent des bancs pour … Fakirs. Oui, vous avez bien lu, car mieux vaut regarder deux fois avant de poser son postérieur sur ce banc dont la partie assise est recouverte de piques. Le concept, comme son nom l’indique, repose sur une transaction : payer pour pouvoir s’assoir. Il faut ainsi insérer 50 centimes dans le petit boitier situé en dessous du banc afin que les piques se rétractent et permettent l’assise durant une durée déterminée. A la fin de celle-ci, l’utilisateur n’a plus qu’à se relever, les piques ressortant lentement mais surement pour annoncer la fin du service.

Une réflexion sur le mobilier urbain


Une telle invention pourrait en révolter plus d’un et rappeler la récente polémique concernant les aménagements de mobilier urbain anti sans-abris. Cependant rassurez-vous, ce modèle unique de banc est une œuvre d’art et non un nouveau concept commercial. Ainsi, même si l’artiste ne semble pas avoir révélé la véritable signification de cette œuvre, il est aisé d’imaginer que la réflexion porte sur l’accès et la mise à disposition du mobilier urbain auprès des citoyens.

lundi 14 avril 2014

D'ici à 2100, organisons l'hémorragie urbaine

En l'espace de 200 ans, les villes ont décuplé (et c'est peu dire !) leurs espaces urbains. A tel point que, mis en images dans le cadre du projet d'urbanisation Stern NYU, la place que prend peu à peu l'espace l'urbain au fil des années dans les plus grandes villes du monde ressemble à une véritable "hémorragie urbaine".

Voici la vidéo retraçant - de 1800 à 2000 - la croissance frappante de la place de l'urbain à Paris

Qu'est ce que le projet d'urbanisation Stern NYU ?

Le but de ce projet est d'organiser d'ores et déjà l'urbanisation à venir d'ici à 2100. Actuellement, la moitié de la population mondiale vit en ville, mais selon les estimations, 75 à 80 % des individus vivront en zone urbaine dans moins de 85 ans !

Une alternative pour les villes

Selon les principaux chercheurs du projet Stern NYU, les villes peuvent envisager une alternative pour faire face à ce développement :
  • Soit les villes moyennes actuelles anticipent une multiplication de leur taille par 3
  • Soit de nouvelles villes, totalement nouvelles et repensées, seront créées.
Le projet d'urbanisation Stern NYU a été conçu pour planifier cette expansion et accompagner les décideurs dans leurs choix.

Voici une vidéo proposée par les chercheurs pour expliquer plus concrètement leur démarche (sous-titrée Français).


Vous souhaitez en savoir plus ?

Visitez le site dédié au projet Stern NYU
Consultez toutes les cartographies des plus grandes villes du monde en vidéos

jeudi 26 décembre 2013

Yarn Bombing : Tricotez pour le mobilier urbain !

Noël vient tout juste de se terminer mais c'est encore les vacances ! Place à la détente : nous parcourons les rues bien emmitouflés dans nos écharpes, bonnets et manteaux avant que 2014 n'arrive...
Saviez-vous que le mobilier urbain aussi s'habille de laine ? Cette pratique, nommée Yarn Bombing se développe de plus en plus en France. Mais de quoi s'agit-il ?



Source : Flickr


La pratique du Yarn Bombing est encore peu connue en France. Pourtant, les tricoteurs et tricoteuses de ce nouveau genre organisent de plus en plus de manifestations dans l'hexagone. Leur but ? "Bombarder" l'espace public de fil à tricoter.
Yarn : Fil en pelote
Bombing : Bombardement

Le Yarn Bombing habille le mobilier urbain

Les graffiti envahissent les murs de nos villes et sont souvent peu appréciés des riverains pour les coûts de rénovation qu'ils occasionnent. Pour faire entrer l'art et la couleur dans nos villes, les citoyens ont de plus en plus tendance à préférer le tricot.

Sans tâcher les équipements, sans représenter le moindre danger pour la santé et sans exaspérer les riverains, cet art contemporain se contente d'habiller de milles couleurs les bancs, arbres, bornes ou encore luminaires.

Pourquoi le Yarn Bombing connait un tel succès ?

Bien évidemment pacifiste, ce mouvement vise à offrir un espace public plus gay, plus coloré et moins impersonnel, suscitant la curiosité des passants. Bien qu'illégale sans autorisation préalable des pouvoirs publics, la pratique du Yarn Bombing a tendance à se démocratiser. A tel point que les villes elles-mêmes lancent des opérations pour habiller leur centre-ville de tricots.

Par exemple en 2012, Anger a proposé à ses citoyens de contribuer à une action de Yarn Bombing dans le cadre du festival d'art urbain Artaq.

Source : Facebook


Vous souhaitez vous lancer ?

Des collectifs s'organisent dans de très nombreuses villes. Quelques recherches sur internet devraient vous aider à trouver le plus proche de chez vous. Pour commencer, nous vous invitons à visiter les sites internet de quelques collectifs connus pour en savoir plus :

mardi 17 décembre 2013

L'autobus Willie, une carrosserie en écrans LCD



On n'arrête pas le progrès ! Un designer polonais - Tad Orlowski - dévoile un projet d'autobus dont la carrosserie est agrémentée d'écrans LCD. Une occasion pour nous de faire le point sur l'histoire de ce mode de transport collectif et de s'interroger sur la possibilité de mise en place d'un tel projet en France.

Source photo : Willie Bus


De Pascal Blaise à l'Omnibus

Si les deux noms nous paraissent totalement dissemblables, ils ne le sont pourtant pas tant que ça !

Les premières liaisons urbaines régulières ont été inventées par un certain Pascal Blaise. Quelques mois avant son décès, le 18 mars 1662, cinq lignes sont lancées dans la capitale mais disparaissent très vite, après 15 ans d'activité puisque trop peu utilisées. En effet, en interdisant leur accès aux "gens de peu", les nobles ont considérablement limité l'expansion de cette innovation.

Près de 150 ans plus tard, en 1825 à Nantes, un petit fils d'armateur, Etienne Bureau offre la possibilité aux salariés de se rendre sur leur lieu de travail grâce à un transport collectif. Stationné quotidiennement devant une boutique nommée «Omnes Omnibus», le véhicule empruntera son nom, l'omnibus, expression aujourd'hui utilisée et déclinée dans le monde entier.

La même année, Stanislas Baudry, souhaitant attirer plus de clientèle dans son établissement de bains chauds, utilise le même procédé. Constatant que les citoyens utilisent plus le véhicule pour leurs propres besoins que pour se rendre dans son établissement, Stanislas Baudry décide d’établir un service de voitures publiques. Véritable succès à Nantes, le réseau sera lancé dans la capitale seulement trois ans plus tard. 


En 2014 ... Où en sommes-nous ?

Bien évidemment, l'omnibus à cheval a laissé place à des véhicules dont la technologie est de plus en plus avancée et de plus en plus accessible (surélévation des quais, ajout de bandes de clous podotactiles ...). Toujours plus designs et moins polluants, les autobus sont aussi toujours plus publicitaires... Et les innovations dans le domaine ne devraient pas freiner cette envahissante tendance.

On connait déjà les écrans publicitaires à l'intérieur du bus, ses affichages à l'arrière et sur les flancs droits et gauches du véhicule. Aujourd'hui, le designer Tad Orlowski imagine une carrosserie faite d'écrans LCD. Une prouesse technique qui peut aussi bien rendre service aux citoyens (plans et indications diverses), que les exposer à une publicité massive, qui ne devrait pas être au gout du plus grand nombre ! Voyez plutôt en images :



Nommé Willie, l'autobus dispose déjà de son propre site internet pour permettre aux internautes d'en savoir plus à son sujet.


Que les allergiques à publicité se rassurent : le concept est pour l'instant inutilisable tel quel dans l'hexagone ! En effet, l'article R418-1 du code de la route le mentionne noir sur blanc : "Toute publicité lumineuse ou par appareil réfléchissant est interdite sur les véhicules".

Et vous, que pensez-vous de ce concept de bus futuriste ?

mercredi 4 décembre 2013

Ma cantine en ville : espace urbain, design et cuisine



Les nouveaux modes de vie et les emplois du temps chargés sont à l'origine du développement de la cuisine de rue, plus communément appelée "street food". Cette tendance tend à tenir une place toujours plus importante dans nos habitudes de vie... A tel point que cette cuisine de rue fait aujourd'hui l'objet d'une exposition.

Le street food au musée

Constatant l'émergence des cantines en ville, nous sommes tous susceptibles de nous demander comment améliorer ce concept, le développer tout en offrant un service plus soigné et responsable.

Des étudiants d'écoles françaises d'architecture, de design, d'art, d’ingénieur et de paysage ont donc relevé le défi de proposer des dispositifs novateurs de cantines adaptées à l'espace public.

5 prototypes ingénieux

Au delà des nombreuses maquettes proposées par les étudiants, cinq prototypes de cantines de rue ont été dévoilés à la Cité de l'architecture.

Prix Quick

Commandez votre cuisine à l'adresse souhaitée, en prenant soin de commander la nourriture et le matériel nécessaire, et invitez vos amis dans votre cuisine ouverte sur l'espace public.


PARAVEY Clarisse, MCGANNON Jules pour Kitch'n Lib, ESAM Design, Ecole Supérieurs des Arts Modernes, Paris (Prix Quick) - Photo Gaston Bergeret ©


Ramène ton bol

Durant les marchés, des personnes en réinsertion sociale aident les marchands à installer les étals en contrepartie de quelques cagettes de légumes pour la confection des soupes.


DERIJARD Célia, ROUGÉ Clémence, FANDKE Yvonne pour RAMENE TON BOL, Ecole Boulle, Paris - Photo Gaston Bergeret ©


Deux à deux

Il s'agit d'un relais et point de distribution des coopératives agricoles. Deux modules, déplaçables à vélo, permettent de multiples installations et implantations.



DOUKHAN Elodie, MUSSCHE Nicolas pour DEUX A DEUX, Ecole Spéciale d'Architecture, Paris


Au coin du grill

Proposer un service de cuisson, de préparation d’une denrée rapportée et son accompagnement dans un environnement «confortable».



JOYAU Simon, CHARLES Benjamin, VALLET Thibault pour au coin du grill, Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Malaquais - Photo Gaston Bergeret ©


La machine à vapeur

Une autosuffisance énergétique permet à cette installation de conserver et cuire les aliments, puis se transforme en espace de consommation pour six personnes.


JANSSENS Deborah, ELSENBERGER Elodie pour LA MACHINE A VAPEUR, Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims - Photo Gaston Bergeret ©

Nous saluons ces idées mobilier urbain design destiné à la rencontre des individus autour du cadre chaleureux qu'instaure la cuisine !